Avec Jake Gyllenhaal, Eiza González et Henry Cavill, In the Grey confirme le retour en forme de Guy Ritchie. Depuis 2019, le réalisateur britannique a enchaîné huit longs-métrages et deux séries pour des plateformes de streaming, explorant des registres variés : du fantastique familial (Aladdin) au polar britannique (Gentlemen), en passant par des thrillers d'espionnage (Operation Fortune).
Son dernier film, In the Grey, s'inscrit dans cette dernière catégorie. Il suit Rachel (Eiza González), une avocate et « réparatrice » qui, épaulée par ses deux acolytes Bronco (Jake Gyllenhaal) et Sid (Henry Cavill), met au point des stratagèmes pour récupérer des dettes colossales auprès de riches débiteurs. Le scénario, ponctué de voix off, mêle humour, action et espionnage, avec des scènes de poursuite dignes de The Covenant et une bande-son entraînante signée Christopher Benstead.
Cependant, In the Grey peine à se hisser au rang de ses meilleurs films. L'intrigue, volontairement complexe, repose sur des mécanismes juridiques flous et une narration qui explique chaque étape du plan de Rachel. Pourtant, la réalisation de Ritchie, toujours aussi visuelle, sauve l'ensemble. Les personnages, stylisés à l'extrême, incarnent un cool assumé : costumes impeccables, gestes calculés, et même une démonstration inutile mais élégante de préparation d'un Negroni Svegliato.
Avec une durée inférieure à 100 minutes, le film évite de s'étendre inutilement. Si l'on peut regretter un scénario moins abouti, In the Grey reste un divertissement efficace, porté par un trio d'acteurs charismatiques et une esthétique soignée.