Deux navires marchands américains ont quitté le golfe Persique en traversant le détroit d'Ormuz ce lundi, sous la protection de la marine américaine. Selon un communiqué du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), il s'agit des premiers bâtiments à emprunter cette voie depuis le lancement de l'opération Project Freedom, destinée à sécuriser le passage des navires commerciaux.
Dans le même temps, des destroyers lance-missiles de l'US Navy ont également franchi le détroit en provenance de la mer d'Arabie, et opèrent désormais dans le golfe. « Les forces américaines soutiennent activement la reprise du transit pour le commerce maritime », a précisé le CENTCOM.
Un responsable américain a indiqué que les deux navires marchands n'ont pas bénéficié d'une escorte directe, mais ont navigué dans une zone défensive désignée. Aucune attaque n'a été signalée contre ces bâtiments. Les règles d'engagement des forces américaines dans la région ont été modifiées : elles sont désormais autorisées à riposter immédiatement contre toute menace, comme des vedettes rapides du Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) ou des positions de missiles iraniens.
Déclarations officielles et tensions persistantes
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé à Fox News que les États-Unis « ouvrent le détroit » et revendiquent un contrôle absolu de cette voie maritime. Il a précisé que Washington ne riposterait qu'en cas d'attaque iranienne.
De son côté, l'Iran a réagi en mettant en garde contre les « actions agressives américaines », qui, selon Téhéran, pourraient « compliquer la situation » et mettre en danger la sécurité des navires dans le golfe. L'armée iranienne a appelé tous les navires commerciaux et pétroliers à éviter de traverser le détroit sans coordination préalable avec les autorités militaires iraniennes.
Démenti et propagande
L'agence de presse Fars, affiliée à l'IRGC, a affirmé que deux missiles iraniens avaient touché un navire de guerre américain tentant de franchir le détroit ce lundi. Le CENTCOM a immédiatement démenti cette allégation. L'IRGC a ensuite précisé avoir tiré des « coups de semonce » en direction du navire américain.