Une erreur d’identité sur les réseaux sociaux peut avoir des conséquences désastreuses, surtout lorsqu’elle implique une célébrité comme Kim Kardashian. En 2024, la star a partagé par inadvertance une photo d’un homme innocent sur Instagram, le confondant avec un condamné à mort du Texas. Résultat : un procès, une défaite judiciaire et une dette de plus de 167 000 $.

En janvier 2024, Kim Kardashian avait posté sur Instagram et Facebook une photo d’Ivan Cantu, présenté comme un homme condamné pour le meurtre de son cousin et de sa fiancée. Problème : la photo ne correspondait pas au bon Ivan Cantu. Le cliché provenait en réalité d’un profil LinkedIn d’un autre homme, un gestionnaire de projet vivant à Westchester, dans l’État de New York. L’équipe de Kardashian avait commis une erreur en sélectionnant cette image.

Malgré une correction rapide, les dommages étaient déjà faits. L’homme confondu, qui n’avait aucun lien avec l’affaire criminelle, a subi harcèlement en ligne, moqueries et une atteinte à sa réputation. En 2025, il a décidé de poursuivre Kim Kardashian pour diffamation, atteinte à la vie privée et souffrance émotionnelle. Son avocat a évoqué des propos « faux, scandaleux et dégradants » ayant nui à sa vie professionnelle et personnelle.

Un procès rejeté, mais une dette judiciaire

En décembre 2025, le tribunal a rejeté le recours de l’homme en invoquant les lois anti-SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation), conçues pour protéger la liberté d’expression. Selon les juges, la publication de Kardashian relevait d’un débat public légitime sur la justice pénale, même si l’identité de la personne concernée était erronée.

Kim Kardashian a alors demandé à récupérer les frais de justice engagés pour se défendre, une procédure autorisée par la loi californienne. Cette semaine, le juge Michael Small a partiellement donné raison à la star : l’homme devra rembourser une partie des 167 000 $ dépensés par Kardashian pour son défense. Le tribunal a souligné que les disparités de revenus n’ont pas d’incidence sur cette obligation légale, même si l’homme concerné affirme avoir des moyens financiers limités.

« Même si les finances du plaignant sont bien inférieures à celles de Kardashian, il doit tout de même lui rembourser les frais raisonnables engagés. »

Cette affaire rappelle les risques liés à la désinformation sur les réseaux sociaux, surtout lorsqu’elle émane de figures influentes. Kim Kardashian, connue pour son engagement en faveur de la réforme judiciaire, a involontairement causé un préjudice à un innocent. Le tribunal a tranché en sa faveur, mais le cas soulève des questions sur la responsabilité des célébrités dans la diffusion d’informations.