Hyundai a officiellement présenté l'Ioniq V, un crossover électrique entièrement repensé pour le marché chinois, lors du salon de l'automobile de Pékin. Ce modèle marque une étape clé dans la stratégie du constructeur, qui prévoit de lancer 20 nouveaux véhicules hybrides et électriques en Chine d'ici cinq ans.
L'Ioniq V succède à la concept-car Venus, dévoilée quelques semaines plus tôt. Contrairement aux habitudes du secteur, Hyundai a accéléré le processus de développement, évitant ainsi l'attente traditionnelle d'un an entre la présentation d'un concept et celle de sa version de série.
Le design de l'Ioniq V puise son inspiration dans plusieurs univers. Son avant effilé, ses phares fins et sa silhouette de crossover surélevée rappellent à la fois la Toyota Prius, le Tesla Cybertruck et même la Lamborghini Temerario. Une approche audacieuse qui confirme l'adoption par Hyundai d'une nouvelle direction stylistique baptisée Origin.
Ce modèle est le premier de la gamme Ioniq spécifiquement conçu pour la Chine. Hyundai mise sur ce marché stratégique, avec un objectif ambitieux : atteindre 500 000 ventes annuelles d'ici 2029. Parmi les modèles à venir, un SUV inspiré de la concept Earth SUV, également dévoilée à Pékin, devrait faire son apparition dès l'année prochaine.
Un habitacle futuriste et des dimensions généreuses
En Chine, où l'espace arrière est un critère déterminant, l'Ioniq V se distingue par ses dimensions généreuses : 4,90 mètres de long, 1,89 mètre de large et un empattement de 2,90 mètres. Ces mesures garantissent un confort optimal pour les passagers arrière, tandis que le conducteur bénéficie d'aides à la conduite complètes, incluant des capteurs et caméras de stationnement.
À l'intérieur, l'Ioniq V mise sur une expérience immersive. Le tableau de bord est dominé par un écran panoramique 4K de 27 pouces, accompagné d'un affichage tête haute projetant les informations directement dans le champ de vision du conducteur. Le système audio, signé par huit haut-parleurs avec Dolby Atmos, et l'éclairage d'ambiance complètent cette ambiance haut de gamme.
Autonomie et recharge : des promesses à confirmer
Hyundai n'a pas encore révélé les spécifications techniques de la batterie ou du groupe motopropulseur. Cependant, la compatibilité avec la recharge 800 volts est confirmée. Selon les tests CLTC (Cycle de Test de Consommation Chinoise), la version longue autonomie afficherait plus de 600 km d'autonomie. Toutefois, ces chiffres, souvent optimistes, laissent présager une autonomie réelle inférieure à 480 km, un niveau en retrait face à des concurrents comme BMW, dont certains modèles dépassent les 640 km.
Reste à savoir si l'Ioniq V sera exporté vers l'Europe ou l'Amérique, où il pourrait remplacer l'Ioniq 6, actuellement en difficulté commerciale. Pour l'heure, Hyundai considère la Chine comme un laboratoire et un tremplin pour ses innovations, laissant entrevoir une possible adoption de certaines technologies sur les modèles destinés aux autres marchés.