Washington, D.C. — James Comey, ancien directeur du FBI, a été inculpé pour la deuxième fois par l’administration Trump pour des accusations fédérales liées à un message publié sur les réseaux sociaux en 2025. Les procureurs affirment que ce message, montrant des coquillages disposés pour former l’expression « 86 47 », constituait une menace de mort et de violences à l’encontre de Donald Trump.
Donald Trump étant le 47e président des États-Unis, et « 86 » étant un terme d’argot du secteur de la restauration signifiant « rejeter » ou « écarter », l’interprétation des procureurs et de certains républicains comme un appel à son assassinat a suscité la controverse. Comey, qui a rapidement supprimé le message après les critiques, a déclaré ne pas avoir eu conscience de cette connotation violente à l’époque.
Cette inculpation s’inscrit dans une stratégie plus large de l’administration Trump visant à punir Comey pour son rôle dans l’enquête sur les liens entre la campagne présidentielle de Trump en 2016 et la Russie. En réalité, cette nouvelle tentative rappelle étrangement une précédente tentative d’inculpation, jugée tout aussi fragile, qui avait été abandonnée l’année dernière.
Une stratégie politique controversée
Cette affaire n’est pas isolée. Mardi, l’administration Trump a également intensifié ses attaques contre la chaîne ABC, propriétaire de l’émission de Jimmy Kimmel, après que le président et la première dame Melania Trump aient critiqué une blague de l’humoriste. Kimmel avait déjà été brièvement contraint de quitter l’antenne en automne dernier.
Le limogeage récent de l’ancienne procureure générale Pam Bondi, remplacée par Todd Blanche – un ancien membre de l’équipe juridique de Trump – illustre cette volonté de cibler les opposants. Trump avait publiquement exprimé sa frustration envers Bondi en septembre, déclarant : « Rien n’est fait » contre ses ennemis. Blanche, dont la nomination permanente est en cours, semble déterminé à accélérer cette stratégie, malgré le caractère absurde des charges retenues.
Le contexte politique
Cette nouvelle inculpation intervient dans un climat politique déjà tendu, où les tensions entre l’administration Trump et ses détracteurs s’intensifient. Les observateurs s’interrogent sur la légitimité de ces poursuites, perçues par certains comme une tentative de museler les critiques plutôt que comme une action judiciaire sérieuse.
Alors que cette affaire fait rage, une lueur d’espoir émerge dans le domaine de l’énergie : après plus d’un siècle de domination, le charbon a été détrôné par les énergies renouvelables comme principale source d’électricité mondiale. Une avancée majeure pour la planète, rapportée par notre collègue Bryan Walsh.