WASHINGTON — La Cour suprême des États-Unis a rétabli, lundi, l'accès élargi à la pilule abortive mifépristone. Cette décision suspend temporairement un arrêt qui risquait de bouleverser l'un des principaux modes de distribution de l'avortement dans le pays.
L'ordonnance, signée par le juge Samuel Alito, autorise désormais les femmes souhaitant interrompre leur grossesse à obtenir ce médicament en pharmacie ou par correspondance, sans nécessiter de consultation en présentiel avec un médecin.
Cette mesure s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour du droit à l'avortement aux États-Unis, après l'annulation en 2022 de l'arrêt Roe v. Wade, qui garantissait ce droit au niveau fédéral. Depuis, plusieurs États ont restreint ou interdit l'avortement, tandis que d'autres ont renforcé l'accès à cette procédure.
Les défenseurs du droit à l'avortement saluent cette décision, estimant qu'elle préserve une option médicale essentielle pour des milliers de femmes. À l'inverse, les opposants à l'avortement critiquent cette mesure, la jugeant contraire à leurs convictions éthiques et morales.
Cette ordonnance de la Cour suprême est temporaire et pourrait être réexaminée dans les prochains mois. En attendant, elle offre une bouffée d'oxygène aux cliniques et pharmacies qui proposent ce service, ainsi qu'aux patientes concernées.