Un accord à un milliard de dollars sous le feu des critiques
L’administration Trump a proposé un accord à TotalEnergies pour un montant de près d’un milliard de dollars. L’objectif affiché ? Rembourser la multinationale française pour l’annulation de ses baux éoliens offshore. En échange, TotalEnergies devait « réorienter » ces fonds vers des investissements dans le pétrole et le gaz aux États-Unis.
Des documents révèlent une faille majeure
Une analyse des documents, publiée vendredi par Heatmap et relayée par Emily Pontecorvo, montre que la contrepartie américaine est en réalité « sans valeur ». TotalEnergies n’était pas tenue de réaliser de nouveaux investissements pour obtenir ce chèque. Les fonds auraient pu être utilisés pour des projets déjà prévus, indépendamment de cet accord.
« Le côté américain de l’accord apparaît sans valeur, car TotalEnergies n’a pas eu à engager de nouveaux investissements pour obtenir son paiement. »
Les projets éoliens offshore continuent leur progression
Pendant que le débat sur l’accord Trump-TotalEnergies fait rage, les projets éoliens en mer prennent de l’ampleur. Le développeur danois Orsted a installé la première turbine de son projet Sunrise Wind, au large de New York. Ce parc, qui comptera 84 turbines, devrait atteindre une capacité maximale d’environ un gigawatt.
Le contexte énergétique mondial reste tendu
Les tensions géopolitiques en Iran exacerbent les craintes sur l’approvisionnement en pétrole. Après l’annonce d’une trêve fragile entre l’Iran et l’alliance États-Unis-Israël, les prix du brut ont bondi de près de 7 % en préouverture des marchés dimanche. Donald Trump a accusé Téhéran de violer l’accord de cessez-le-feu en tirant sur des navires français et britanniques dans le détroit d’Ormuz.
Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, a averti que les prix à la pompe pourraient rester supérieurs à 3 dollars le gallon jusqu’en 2027, malgré une baisse probable du pic actuel.
Un tournant vers les énergies renouvelables ?
La crise actuelle pourrait accélérer la transition vers les énergies renouvelables et les technologies de stockage, selon Matthew Zeitlin de Heatmap :
« Comme cela s’est produit avec la guerre en Ukraine, les conséquences de la fermeture du détroit d’Ormuz ne peuvent être effacées. Les pays, en particulier les plus pauvres dépendants des importations de combustibles fossiles, doivent faire des choix radicaux pour leur croissance économique future. »
Cette situation pourrait favoriser les technologies renouvelables chinoises au détriment des importations de pétrole et de gaz en provenance du Golfe, de Russie ou des États-Unis.