L’Iran cible les cryptomonnaies dans sa propagande de guerre

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a récemment critiqué ce qu’il appelle le « pétrole numérique » et les US Treasuries, transformant une critique des marchés en un message de guerre. Dans un contexte de crise autour du détroit d’Ormuz, cette attaque symbolique vise à discréditer les actifs spéculatifs au profit du pétrole physique.

Un changement de paradigme dans la perception des cryptomonnaies

Ce discours marque un tournant : l’Iran ne considère plus les cryptomonnaies comme un simple outil de contournement des sanctions ou un canal symbolique, mais comme un acteur influençant directement les signaux de prix. Les actifs numériques, désormais intégrés aux mécanismes de risque géopolitique, deviennent une cible stratégique dans la guerre de l’information.

Le détroit d’Ormuz, un point de tension majeur

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 millions de barils de pétrole par jour (soit un quart du commerce maritime mondial), reste un enjeu critique. Une perturbation dans cette zone pourrait impacter les prix de l’énergie, l’inflation et les marchés financiers mondiaux. L’Iran, conscient de cette vulnérabilité, utilise désormais le langage des marchés pour riposter.

Les cryptomonnaies, nouvelles armes de guerre économique ?

Les récentes déclarations de Ghalibaf s’inscrivent dans une stratégie plus large :

  • Menaces d’utiliser des paiements en Bitcoin pour le passage des pétroliers, intégrant directement les cryptomonnaies dans les débats géopolitiques.
  • Critique des actifs spéculatifs, perçus comme une menace pour la stabilité des marchés traditionnels.
  • Utilisation du langage économique pour influencer la perception des risques et des prix.

« Les Américains regretteront bientôt l’époque où l’essence était bon marché. »
— Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien

Un marché qui ne dort jamais

Les cryptomonnaies, disponibles 24h/24 et 7j/7, offrent une exposition aux risques géopolitiques même lorsque les marchés traditionnels sont fermés. Cette caractéristique en fait un outil de plus en plus prisé dans les crises, où les tensions ne connaissent pas de pause. L’Iran, en réagissant à cette dynamique, reconnaît l’importance croissante des actifs numériques dans la formation des prix.

Conclusion : les cryptomonnaies, nouveaux acteurs de la géopolitique

L’Iran ne se contente plus de critiquer les cryptomonnaies en tant qu’outil de contournement des sanctions. En les qualifiant de « pétrole numérique », le pays intègre désormais ces actifs dans sa stratégie de communication et de pression économique. Cette évolution marque un tournant dans la perception des cryptomonnaies, désormais perçues comme un acteur à part entière des marchés mondiaux.

Source : CryptoSlate