Le projet de construction d’une salle de bal à la Maison-Blanche, initialement présenté par Donald Trump comme une initiative sans coût pour les contribuables, prend une tournure inattendue. Les sénateurs républicains, dont le sénateur Chuck Grassley (R-Iowa), proposent désormais d’allouer un milliard de dollars des fonds publics pour sa réalisation.
Cette annonce intervient après que le président Trump ait évoqué, dès 2017, la nécessité de démolir l’aile Est de la Maison-Blanche pour ériger cette salle de bal. À l’époque, il avait assuré que le projet serait entièrement financé par des dons privés, notamment de grandes entreprises et de PDG fortunés. Pourtant, les détails de ces contributions restaient flous, soulevant des questions éthiques sur l’influence des donateurs sur les décisions gouvernementales.
Le nouveau projet de loi, dévoilé lundi soir par le sénateur Grassley, révèle une stratégie différente : intégrer le financement du milliard de dollars dans un texte plus large, visant également à renforcer les dépenses pour les déportations massives. Le texte précise que ces fonds serviront à des « ajustements et améliorations de sécurité », incluant des travaux autour de la clôture du complexe de la Maison-Blanche, ainsi que des mesures de modernisation de l’aile Est.
Parmi les éléments financés figurent des améliorations de sécurité en surface et en sous-sol, destinées à renforcer la protection du site par le Secret Service. Cette approche soulève des interrogations sur la transparence et l’utilisation des fonds publics, alors que le projet initial devait reposer sur des contributions privées.
Les critiques dénoncent une manœuvre politique visant à contourner les promesses initiales de Trump. En effet, le milliard de dollars proposé dépasse largement les estimations initiales des coûts, et son inclusion dans un projet de loi plus vaste pourrait limiter les débats publics sur son opportunité.
Cette initiative s’ajoute à une série de dépenses controversées portées par l’administration Trump, alors que les priorités budgétaires des États-Unis restent un sujet de vifs débats au Congrès.