Le 29 mars dernier, la NBA a validé la vente des Portland Trail Blazers à un consortium mené par le milliardaire texan Tom Dundon, pour une valorisation d’environ 4,25 milliards de dollars. Dundon, déjà propriétaire des Hurricanes de Caroline en NHL, semblait jusqu’ici correspondre au profil d’un propriétaire de franchise NBA. Pourtant, son parcours en affaires, marqué par des prêts subprimes et des pratiques de prêt prédateur ayant fait l’objet d’enquêtes en Oregon, ainsi que ses investissements dans le pickleball professionnel, laissent planer des doutes sur sa gestion future.
Une réputation d’avarice s’installe rapidement
À peine un mois après avoir officiellement pris les rênes des Trail Blazers, Dundon est déjà perçu comme l’un des propriétaires les plus radins de la ligue. Plusieurs décisions récentes illustrent cette tendance.
Un salaire de coach sous le marché
L’arrestation de l’entraîneur Chauncey Billups en octobre, dans le cadre d’une enquête fédérale sur les paris sportifs, a laissé vacant le poste d’entraîneur intérimaire. Tiago Splitter, pressenti pour le remplacer, devrait toucher un salaire annuel de 1,5 million de dollars maximum, selon les informations de Jake Fischer, relayées par le Stein Line. Un montant bien inférieur aux standards du marché, même pour un entraîneur intérimaire.
Des économies sur les petits détails
Les employés des Trail Blazers ont récemment été contraints de quitter leur hôtel pour éviter des frais de retard, se retrouvant dans un hall d’accueil. Une anecdote rapportée par Chris Mannix dans Sports Illustrated.
Autre exemple : alors que les supporters reçoivent traditionnellement des T-shirts gratuits lors des matchs de playoffs, cette pratique sera abandonnée pour la série en cours, a confirmé le président de la franchise, Dewayne Hankins. Sheel Tyle, autre investisseur du groupe, a évoqué sur Twitter une alternative « plus intéressante ». Une promesse qui reste à préciser.
Une stratégie risquée pour la franchise
Ces économies, bien que symboliques, pourraient avoir des répercussions sur le moral des employés et l’image de la franchise. Les Trail Blazers, malgré des résultats sportifs irréguliers ces dernières saisons, bénéficient d’une base de fans fidèle. Une gestion trop restrictive pourrait nuire à leur attractivité.
Tom Dundon, dont la fortune est estimée à plus de 4 milliards de dollars, semble privilégier une approche minimaliste. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits ou si elle se retournera contre lui.