Washington, D.C. — Le président américain Donald Trump a clairement indiqué, mardi, qu’il ne se souciait « pas même un peu » des conséquences financières du conflit avec l’Iran sur les ménages américains.
Interrogé par un journaliste sur l’impact économique de la guerre, alors qu’il s’apprêtait à partir pour la Chine, Trump a répondu sans ambiguïté : « Pas même un peu. La seule chose qui compte pour moi, c’est qu’ils n’aient pas l’arme nucléaire. Je ne pense pas aux Américains, ni à qui que ce soit. Je ne pense qu’à une chose : l’Iran ne doit pas posséder l’arme nucléaire. C’est tout. C’est la seule chose qui me motive. »
Ces déclarations, relayées sur les réseaux sociaux, ont rapidement suscité des réactions politiques et médiatiques.
Karen Travers, journaliste d’ABC News, a tenté d’obtenir des précisions : « Vous avez dit que la seule chose qui comptait pour vous concernant l’Iran était l’arme nucléaire ? Vous ne prenez donc pas en compte l’impact financier de cette guerre sur les Américains ? »
Trump a maintenu sa position : « La chose la plus importante, et de loin, y compris si notre marché boursier monte ou descend un peu, c’est que l’Iran ne possède pas l’arme nucléaire. »
Face aux questions sur la pression économique actuelle, notamment sur le coût de la vie, il a ajouté : « Tous les Américains le comprennent. Un récent sondage indique que 85 % d’entre eux partagent cet avis. Ils savent que l’Iran ne doit pas avoir l’arme nucléaire. Si c’était le cas, le monde entier serait en danger, car ce pays est imprévisible. »
Il a également prédit une baisse massive du prix du pétrole et une hausse du marché boursier une fois le conflit terminé : « L’or noir va chuter, la Bourse va exploser, et je crois que nous vivons actuellement l’âge d’or. »
Ces propos, perçus comme déconnectés de la réalité économique des Américains, ont immédiatement été exploités par l’opposition.
Réactions politiques et médiatiques
Les critiques n’ont pas tardé. Tommy Vietor, podcasteur, a qualifié ces déclarations de « citation parfaite pour les publicités des républicains lors des élections de mi-mandat de 2026 ».
Tim Miller, du média The Bulwark, a ironisé : « Si ce n’était pas l’ordre mondial d’après-guerre et notre démocratie en jeu, on pourrait en rire. Trump vient d’admettre ce que nous savions déjà : il ne se soucie pas du fait que les Américains ne peuvent plus joindre les deux bouts. »
Le représentant démocrate Adriano Espaillat a renchéri : « Il admet ouvertement qu’il ne se préoccupe pas du coût de la vie pour les Américains. »
À ce jour, la majorité des sondages indiquent que les Américains s’opposent à cette guerre.