Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont achevé, vendredi, un sommet crucial à Pékin. Les deux dirigeants ont revendiqué des progrès significatifs dans la stabilisation des relations entre les États-Unis et la Chine, malgré des divergences majeures sur des sujets sensibles comme l’Iran, Taïwan et la prolifération nucléaire.

Lors de son retour à Washington, Trump a indiqué qu’il n’avait pas encore tranché sur la vente d’armes américaine à Taïwan, un dossier bloqué depuis des mois. « Je n’ai pas encore pris de décision, mais je le ferai », a-t-il déclaré aux journalistes à bord de l’Air Force One. Bien que son administration ait déjà autorisé cette vente, Pékin s’y oppose fermement et considère ce dossier comme un enjeu central dans les relations sino-américaines.

Xi Jinping aurait exprimé son opposition à l’indépendance de Taïwan lors de leurs échanges. « Il m’a exposé son point de vue. Je n’ai pas réagi », a précisé Trump. Le président américain a également évoqué l’idée d’un accord nucléaire trilatéral entre les États-Unis, la Chine et la Russie, visant à limiter le nombre d’ogives nucléaires. Pékin, qui possède actuellement plus de 600 ogives opérationnelles (contre plus de 5 000 pour Washington et Moscou), s’était jusqu’ici montré réticent à l’idée d’un tel pacte.

Pourtant, Trump a affirmé avoir reçu une réponse « très positive » de Xi Jinping. « C’est le début d’un processus », a-t-il souligné. Le dernier traité de désarmement nucléaire, le New START, entre les États-Unis et la Russie, a expiré en février, laissant les deux pays sans limites sur leurs arsenaux. Trump avait alors rejeté une prolongation d’un an proposée par Moscou, exigeant à la place un accord « nouveau, amélioré et modernisé » incluant Pékin. Le Pentagone estime que la Chine pourrait disposer de plus de 1 000 ogives nucléaires d’ici 2030.

Le sommet s’est conclu par une promenade dans les jardins de Zhongnanhai, la résidence officielle de Xi Jinping, suivie d’un déjeuner de près de trois heures en présence de leurs conseillers et traducteurs. « Ces deux jours ont été exceptionnels », a déclaré Trump. Xi, de son côté, a qualifié la visite de « jalon historique », affirmant que les deux pays avaient établi une relation « constructive, stratégique et stable ».

Cependant, derrière ces déclarations optimistes se cachent des désaccords persistants. Pékin a montré peu d’enthousiasme pour une implication accrue dans la résolution du conflit en Iran, malgré les sollicitations américaines. Trump avait d’ailleurs évoqué ce sujet lors d’une interview avec Sean Hannity sur Fox News.