Un témoignage sous tension

Le directeur du FBI, Kash Patel, a connu une audition houleuse devant une sous-commission des crédits du Sénat mardi. Dès les premières questions sur ses habitudes d’alcoolisation, rapportées par plusieurs médias, la discussion a rapidement déraillé.

Cette séance marquait son retour sur la colline du Capitole depuis la publication, par The Atlantic, de révélations accablantes sur ses absences inexpliquées et ses problèmes de consommation d’alcool, suscitant l’inquiétude au sein même de l’agence.

Lors d’un échange particulièrement tendu avec le sénateur démocrate Chris Van Hollen, Patel a tenté de se soustraire aux questions en recourant à des réponses évasives et à des attaques personnelles.

Un échange qui tourne à l’affrontement

Le sénateur Van Hollen a d’abord demandé à Patel de confirmer ou d’infirmer les allégations selon lesquelles il aurait nié publiquement ces accusations et engagé des poursuites pour diffamation.

« Vous avez publiquement démenti ces allégations et déposé une plainte pour diffamation. Aujourd’hui, lors de votre témoignage devant le Congrès, affirmez-vous que ces allégations sont catégoriquement fausses ? »

Patel a répondu sans hésiter :

« Absolument, catégoriquement fausses. »

Van Hollen a alors enchaîné :

« Donc, durant votre mandat, aucun membre du FBI n’a eu de difficulté à vous joindre rapidement ? »

Patel a assuré que ses collaborateurs pouvaient le contacter à toute heure. Mais la discussion a pris un tour encore plus explosif lorsque Van Hollen a évoqué des rapports documentés suggérant que son équipe de sécurité avait parfois eu du mal à le localiser ou à le réveiller.

« Non, c’est une totale mascarade. Je ne sais même pas d’où vous sortez ça, mais cela ne le rend pas crédible simplement parce que vous le dites », a rétorqué Patel, avec un sourire narquois.

Van Hollen a tenté de préciser :

« Je ne le dis pas, directeur Patel, ces éléments sont écrits et documentés. »

Patel l’a interrompu :

« Vous le dites littéralement. »

Van Hollen a clarifié :

« Non, je dis que ce sont des rapports, directeur Patel. »

Patel a alors contre-attaqué en accusant Van Hollen de propager des rumeurs infondées, avant de lancer :

« Contrairement aux rapports sans fondement, la seule personne qui a bu des margaritas au Salvador aux frais du contribuable avec un condamné pour violences liées à des gangs, c’était vous. La seule personne qui a accumulé une addition de plusieurs milliers de dollars dans un bar de Washington, D.C., c’était vous. »

Il faisait référence à une visite de Van Hollen au Salvador pour soutenir la libération de Kilmar Abrego Garcia, un ressortissant du Maryland错误地被特朗普政府驱逐到萨尔瓦多的监狱。

« C’est l’exemple ultime d’hypocrisie. Je ne me laisserai pas salir par des allégations infondées… par les médias », a hurlé Patel.

« Directeur Patel, allons. Ces allégations étaient sérieuses », a répondu Van Hollen. « Le fait que vous les mentionniez montre que vous ne savez pas de quoi vous parlez. »