La famille du légendaire rappeur Tupac Shakur, assassiné en 1996, a engagé une action en justice pour homicide involontaire contre Duane « Keefe D » Davis et d’autres individus impliqués dans son meurtre. La plainte, déposée mardi au tribunal supérieur du comté de Los Angeles, demande des dommages et intérêts non précisés.

Selon les documents juridiques consultés par TheWrap, Mopreme Shakur, administrateur de la succession de son père (et beau-père de Tupac), Mutulu Shakur, a nommé Keefe D ainsi que cent autres complices non identifiés, désignés sous le nom de « John Does 1 à 100 », comme défendeurs dans l’affaire.

Un représentant de Keefe D n’a pas encore réagi à la demande de commentaire de TheWrap.

Une affaire complexe et des responsabilités floues

La plainte souligne que, malgré l’arrestation de Keefe D en 2023 et les révélations issues des transcriptions du grand jury ainsi que du documentaire Unsolved: The Murders of Tupac and Biggie sur Netflix, les circonstances exactes de l’assassinat de Tupac restent entourées de mystère. « Malgré ces informations supplémentaires, la vérité reste insaisissable », indique le document. « Beaucoup des personnes impliquées sont décédées, tandis que d’autres sont difficiles à identifier. »

Pourtant, la famille de Tupac insiste : « Une chose est sûre : des individus impliqués dans son meurtre n’ont jamais été tenus responsables pendant 30 ans. Cette action vise à changer cela et à obtenir réparation pour la mort injustifiée de Tupac au nom de la succession de Mutulu Shakur, son beau-père et père de famille décédé. »

Keefe D, seul accusé pénalement

La plainte précise que Keefe D, membre présumé des South Side Compton Crips, est le seul à avoir été inculpé pour le meurtre de Tupac. Selon les allégations, il se trouvait dans une Cadillac blanche aux côtés de l’homme qui a tiré sur le rappeur le 7 septembre 1996.

Près de trois décennies plus tard, le 29 septembre 2023, un grand jury du comté de Clark l’a inculpé pour meurtre au premier degré. Keefe D a plaidé non coupable et son procès, initialement prévu plus tôt cette année, a été reporté au mois d’août.

Des complices non identifiés

Concernant les autres défendeurs potentiels, la plainte reconnaît que « le plaignant n’a pas pu confirmer, par une enquête indépendante, les rôles précis de chaque individu ou distinguer clairement les responsabilités entre les différents accusés avec la certitude requise pour les nommer dans cette plainte ».

Cependant, la famille s’engage à « modifier cette plainte pour indiquer les vrais noms et les responsabilités des accusés « John Does » une fois ces informations obtenues lors de la phase de découverte judiciaire ».

Source : The Wrap