WASHINGTON — Le ministère américain de la Justice a déposé un nouveau mémoire dans le cadre du procès intenté par le National Trust for Historic Preservation contre le projet de salon présidentiel de Donald Trump. Dans ce document, l’avocat général par intérim Todd Blanche qualifie les opposants au projet de « malades » souffrant du « syndrome de la haine de Trump ».

Le texte, rendu public ce week-end, s’appuie sur des arguments chers aux partisans de Trump, notamment la tentative d’assassinat lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, pour justifier la nécessité d’un espace sécurisé. « Les tentatives d’assassinat montrent clairement ce que les défendeurs expliquent depuis le début : les présidents ont besoin d’un lieu sécurisé pour les événements importants, ce qui n’existe pas actuellement à Washington. L’injonction du tribunal bloquant le projet ne peut plus être justifiée », peut-on lire dans le mémoire.

Le projet, estimé à plus d’un milliard de dollars, prévoit un salon équipé de colonnes en acier résistant aux missiles, de systèmes de ventilation militaire, de plafonds anti-drones et de vitres blindées. Le ministère de la Justice le décrit même comme le « Salon top secret militaire » et accuse les plaignants d’agir par pur biais politique.

« Une foule bipartisane de législateurs, d’analystes et de commentateurs médiatiques a reconnu la nécessité de ce salon. Il s’agit d’un cadeau pour le peuple américain et pour les futurs présidents », affirme le document. « La plainte frivole des plaignants doit être rejetée, et le tribunal doit lever l’injonction pour permettre la réalisation de ce projet vital pour la sécurité nationale. »