Un drame familial lié à des failles juridiques

Shamar Elkins, un homme de 31 ans, a commis le pire massacre familial de ces deux dernières années aux États-Unis. Dimanche à Shreveport, en Louisiane, il a tué ses sept enfants et un neveu, âgés de 3 à 11 ans. Deux femmes, dont son épouse, ont également été grièvement blessées.

Une condamnation antérieure sans conséquence

En mars 2019, Elkins avait été arrêté pour avoir tiré à 90 mètres d'une école avec un pistolet de 9 mm. Les enfants jouaient à proximité. Il a été reconnu coupable de port d'arme illégal, mais la charge plus grave de port d'arme sur un site scolaire a été abandonnée. Condamné à 18 mois de probation, il n'a jamais été interdit définitivement de posséder une arme.

Une condamnation insuffisante pour une interdiction

La Louisiane interdit la possession d'armes après certaines condamnations, comme les crimes violents ou les délits liés à la drogue. Cependant, le port d'arme illégal ne figure pas parmi ces infractions. Elkins a donc pu récupérer son droit de posséder une arme après sa probation.

Une enquête du International Business Times révèle que sa condamnation de 2019 ne remplissait pas les critères fédéraux pour une interdiction permanente. Il a ainsi pu acheter une arme légalement après sa libération.

Un contexte familial déjà marqué

Elkins avait également été condamné pour conduite en état d'ivresse en 2016. Les autorités locales n'ont pas pu empêcher l'achat de l'arme utilisée dans le drame.

« Les lois louisianaises sur les armes permettent à des personnes comme Elkins de contourner les restrictions », a déclaré un expert en droit pénal sous couvert d'anonymat.

Appel à une réforme des lois

Ce drame relance le débat sur la réglementation des armes en Louisiane. Des associations demandent un durcissement des conditions pour récupérer le droit de porter une arme après une condamnation.