Le basket universitaire américain vit au rythme du portail des transferts, où chaque joueur devient un agent libre à la fin de chaque saison. Pour viser un titre national, les programmes doivent non seulement retenir leurs stars, mais aussi recruter les bons profils pour renforcer leur effectif. Si certains clubs ont réussi cette équation, comme Michigan en 2024, d’autres misent désormais sur le marché des transferts pour rebâtir leur équipe.

Le marché des transferts a atteint un point d’équilibre. Les seuls joueurs encore disponibles sont ceux qui testent leur éligibilité pour la draft NBA. Les effectifs sont désormais presque figés pour la saison prochaine, et une hiérarchie nationale se dessine déjà. Voici notre analyse des gagnants et perdants de ce portail des transferts.

Les 4 grands gagnants

1. Gonzaga : un recrutement massif pour viser le Final Four

La saison dernière, Gonzaga a vu ses espoirs de deep run en NCAA s’éteindre après la blessure de Braden Huff, son ailier fort, lors d’un entraînement en janvier. Malgré une élimination en 32e de finale face au Texas, les Bulldogs restent une machine à recruter. Cette année, Mark Few a frappé fort en recrutant Massamba Diop, un pivot de 2,16 m en provenance d’Arizona State. Son profil correspond parfaitement aux attentes actuelles : un défenseur solide au rebond, capable de scorer près du panier et doté d’une mobilité rare pour sa taille.

Avec le retour de Huff, Gonzaga dispose désormais de l’une des meilleures lignes d’avant en NCAA. Davis Fogle, un ailier de 2,01 m, pourrait exploser lors de sa deuxième saison, tandis que l’arrivée d’Isiah Harwell, ancien All-American McDonald’s, renforce l’attaque. Le retour de Mario Saint-Supery, déjà efficace à trois points (40% en freshman), et l’ajout du jeune Allemand Jack Kayil complètent un effectif capable de viser un Final Four.

2. Kansas : le retour de Hunter Dickinson et un recrutement audacieux

Les Jayhawks ont su capitaliser sur le portail pour compenser le départ de plusieurs cadres. Le recrutement de Hunter Dickinson, pivot All-American en provenance du Michigan, est un coup de maître. Dickinson apporte une présence dominante dans la raquette et une expérience précieuse pour guider les jeunes. Son association avec Jalen Wilson, déjà établi comme l’un des meilleurs joueurs du pays, fait de Kansas un sérieux prétendant au titre.

Le portail a aussi permis à Kansas de recruter des profils complémentaires, comme le meneur D’Moi Hodge, transfuge de l’Université du Tennessee, qui apporte une dimension athlétique et une capacité à créer des tirs pour ses coéquipiers.

3. Alabama : une reconstruction express autour de Brandon Miller

Malgré le départ de plusieurs joueurs clés, Alabama a su rebondir grâce au portail. Le recrutement de Brandon Miller, futur premier choix de la draft NBA, est un coup de génie. Miller, déjà considéré comme l’un des meilleurs talents du pays, apporte une dimension offensive et défensive rare. Son association avec des joueurs comme J.D. Long, transfuge de l’Ohio State, et Rylan Griffen, un arrière shooteur, donne aux Crimson Tide une équipe capable de rivaliser avec les meilleures.

Le portail a aussi permis à Alabama de recruter des profils expérimentés, comme Grant Nelson, un ailier polyvalent en provenance de North Dakota State, qui renforce la profondeur de l’effectif.

4. Purdue : un recrutement ciblé pour compenser les départs

Les Boilermakers ont perdu plusieurs cadres, mais ont su compenser via le portail. L’arrivée de Caleb Furst, un ailier fort en provenance de Notre Dame, est un atout majeur. Furst apporte une présence physique dans la raquette et une capacité à scorer près du panier. Son association avec Mason Gillis, déjà établi comme l’un des meilleurs tireurs de la Big Ten, donne à Purdue une attaque équilibrée.

Le portail a aussi permis à Purdue de recruter Kyle Filipowski, un pivot en provenance de Duke, qui apporte une dimension défensive et une capacité à jouer en pick-and-roll.

Les 3 grands perdants

1. Kentucky : un recrutement en demi-teinte

Mark Pope a tenté de reconstruire Kentucky via le portail, mais les résultats sont mitigés. Le départ de plusieurs cadres clés, comme Antonio Reeves, a affaibli l’effectif. Les recrutements de Zachary Barnes et Chris Livingston n’ont pas suffi à compenser ces pertes. Kentucky reste un programme historique, mais la saison prochaine s’annonce difficile sans une vraie star dans l’effectif.

2. North Carolina : un recrutement raté

Les Tar Heels ont tenté de rebâtir leur effectif via le portail, mais les résultats sont décevants. Le départ de Caleb Love et RJ Davis a laissé un vide énorme. Les recrutements de Tyrese Hunter et Pete Nance n’ont pas suffi à combler ce manque. North Carolina, habitué aux Final Four, pourrait rater la marche cette saison.

3. Michigan State : un recrutement trop prudent

Les Spartans ont tenté de reconstruire leur effectif via le portail, mais les résultats sont décevants. Le départ de A.J. Hoggard et Mady Sissoko a affaibli l’effectif. Les recrutements de Joshua Mballa et Trey Samuel n’ont pas suffi à compenser ces pertes. Michigan State, habitué aux tournois NCAA, pourrait rater la marche cette saison.

Le wildcard : Texas, entre espoir et incertitude

Texas a recruté plusieurs profils intéressants via le portail, comme Tyrese Hunter et Dillon Mitchell. Cependant, le départ de plusieurs cadres clés, comme Marcus Carr, laisse planer des doutes sur la cohésion de l’effectif. Si les Longhorns parviennent à s’unir rapidement, ils pourraient surprendre. Sinon, la saison s’annonce compliquée.

Source : SB Nation