L’actrice Nicole Kidman s’engage dans une nouvelle voie, moins glamour mais tout aussi significative : elle se forme au métier d’accompagnante en fin de vie, aussi appelée doula de la mort. Après des décennies de succès au cinéma et à la télévision, avec des rôles marquants dans des séries comme Nine Perfect Strangers ou Babygirl, elle choisit désormais une mission centrée sur l’humain et la compassion.

Un rôle essentiel dans une société en quête de sens

Les accompagnantes en fin de vie apportent un soutien non médical aux personnes en phase terminale et à leurs familles. Leur mission couvre des aspects pratiques, comme l’organisation des funérailles, mais aussi un accompagnement émotionnel et spirituel. Dans une société où le système de santé est souvent fragmenté et où la culture individualiste isole les individus, ce rôle devient de plus en plus crucial.

« Ma mère est partie seule, et nous n’avions pas les moyens de lui offrir tout le soutien dont elle avait besoin », a confié Kidman lors d’une récente intervention. « Entre ma sœur et moi, nous avons nos enfants, nos carrières, et nous voulions prendre soin d’elle, mais mon père n’était plus là. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé à quel point il manquait des personnes capables d’apporter une présence apaisante et désintéressée. »

Une tendance qui dépasse les célébrités

Nicole Kidman n’est pas la seule personnalité à s’intéresser à ce métier. Chloé Zhao, réalisatrice acclamée pour des films comme Hamnet, a également suivi une formation d’accompagnante en fin de vie pour surmonter sa peur de la mort. Même le petit écran s’empare du sujet : un personnage de doula de la mort a récemment été introduit dans une intrigue de la série The Pitt.

Les professionnels du secteur ne sont pas surpris par cet engouement. « C’est une réalité que nous devons tous affronter », explique Alua Arthur, fondatrice de Going With Grace, une organisation spécialisée dans la formation des accompagnantes en fin de vie. « Nous avons trop longtemps ignoré ce sujet. »

Au-delà de la mort : accompagner toutes les pertes

Le rôle des accompagnantes en fin de vie ne se limite pas à la mort physique. Elles interviennent également pour soutenir les personnes confrontées à d’autres formes de deuil, comme un divorce, une infertilité ou une rupture avec une communauté religieuse. Le thanatologue Cole Imperi qualifie ces épreuves de « pertes fantômes » (shadowlosses).

Dans une époque où la solitude et l’isolement sont des enjeux majeurs, ces professionnels offrent une écoute bienveillante et une guidance précieuse. Leur présence permet aux personnes en souffrance de traverser ces épreuves avec plus de sérénité, tout en redonnant un sens à une expérience souvent vécue dans l’ombre.

Source : Vox