Le procès pénal intenté contre Stefon Diggs, receveur libre de contrat, a officiellement débuté lundi. L'affaire reprendra mardi matin après une première journée marquée par la sélection du jury, les déclarations liminaires et le témoignage de Mila Adams, la plaignante.
Selon ses dires, Diggs l'aurait frappée avant de l'étrangler en lui enserrant le cou avec son bras en décembre 2025. L'accusation soutient que le joueur a commis une agression et un étranglement, tandis que la défense conteste ces allégations.
Adams a terminé sa déposition directe en fin d'après-midi. La journée s'est conclue pendant son contre-interrogatoire mené par les avocats de Diggs.
Points clés de la première journée
Plusieurs éléments ont retenu l'attention lors de cette audience inaugurale :
- Crédibilité du témoignage d'Adams : La plaignante a évoqué un détail précis et peu commun – avoir uriné pendant l'agression présumée. Ce type de détail, difficile à inventer, renforce la plausibilité de son récit.
- Comportement sous interrogatoire : Adams a tenté à plusieurs reprises d'introduire des éléments non sollicités dans ses réponses. Le juge a dû à maintes reprises lui rappeler de se limiter aux questions posées. Une telle attitude peut éveiller la méfiance du jury.
- Attitude combative : Lors du contre-interrogatoire, Adams a adopté une posture agressive, refusant de répondre simplement aux questions fermées. En cherchant à contredire systématiquement son interlocuteur, elle a risqué de transformer son rôle de témoin en celui d'avocate, affaiblissant ainsi sa crédibilité.
- Stratégie de défense floue : Les questions posées à Adams lors du contre-interrogatoire ont parfois manqué de cohérence. Une bonne stratégie consiste à avancer méthodiquement sur des points précis. Ici, les interrogations semblaient dispersées, sans ligne directrice claire pour contester la version des faits d'Adams.
Le choix crucial de Diggs : témoigner ou non
L'un des enjeux majeurs de ce procès réside dans la décision de Stefon Diggs de prendre la parole à la barre. Bien que non obligatoire, un témoignage l'exposerait à un contre-interrogatoire de l'accusation. Une seule erreur pourrait compromettre l'ensemble de la défense.
Les avocats de Diggs devront évaluer si les incohérences relevées dans le récit d'Adams sont suffisantes pour étayer une argumentation finale convaincante, suggérant qu'elle aurait menti sous serment. Pour l'instant, leur stratégie semble se concentrer sur la recherche d'incohérences mineures, souvent sans lien direct avec les accusations d'agression physique.