Avec *The Punisher: One Last Kill*, Marvel Studios frappe fort en proposant un spécial de 45 minutes centré sur Frank Castle, incarné une fois de plus par Jon Bernthal. Sorti sur Disney+, ce film s’inscrit en réaction directe à la saison 2 de *Daredevil: Born Again*, où Matt Murdock, malgré ses bonnes intentions, laisse s’échapper des criminels comme Wilson Fisk et Bullseye. Une frustration pour les fans qui attendaient une réponse plus radicale.

Ce spécial, troisième de la série *Marvel Special Presentation* après *Werewolf by Night* et *Guardians of the Galaxy Holiday Special*, plonge immédiatement dans l’univers ultraviolent de Castle. Dès les premières minutes, le ton est donné : un homme sans abri se fait voler son chien, des femmes sont battues dans la rue, des commerces sont cambriolés. Pourtant, Castle, rongé par le syndrome de stress post-traumatique, reste indifférent à ce chaos. Ce n’est que lorsque son immeuble est attaqué qu’il émerge de ses hallucinations, notamment une vision de Karen Page, la petite amie de Murdock.

Contrairement à *Daredevil*, qui prône la rédemption et la grâce, Castle incarne l’exact opposé : une justice expéditive et sans pitié. Alors que Murdock croit en la possibilité de sauver ses ennemis, Castle agit sans hésitation. Il traque et élimine les membres de la famille criminelle Gnucci, ne laissant qu’un survivant. Son objectif ? Protéger des innocents, comme Bubbles (*The Wire*) ou une jeune fille qui lui rappelle sa fille décédée. Une mission qui lui permet de concilier vengeance et rédemption, même si sa méthode reste radicale.

Ce contraste entre les deux héros est au cœur du débat. *Daredevil: Born Again* a souvent frustré les spectateurs, habitués à une approche plus directe de la justice. Des memes ont même circulé sur les réseaux sociaux, imaginant Murdock rejoindre les Avengers dans *Endgame*… pour s’opposer à Iron Man et ses alliés. Avec *The Punisher: One Last Kill*, Marvel offre une réponse claire : parfois, la violence est la seule solution.

Source : Den of Geek