L'Iran dicte les règles du jeu
Selon Elizabeth Saunders, politologue à l'Université Columbia spécialisée dans la politique étrangère américaine, Donald Trump n'a que deux options pour résoudre le conflit avec l'Iran : l'humiliation ou l'escalade. Aucune n'est satisfaisante.
Une escalade aux conséquences imprévisibles
L'escalade signifierait une destruction totale de l'Iran, menace que le président américain a plusieurs fois évoquée en cas d'échec des négociations. Une option risquée, aux répercussions régionales et internationales potentiellement catastrophiques.
L'humiliation : un accord sous la contrainte
La seconde option, l'humiliation, impliquerait un accord désavantageux pour les États-Unis : levée des sanctions contre l'Iran, tolérance envers son programme nucléaire, tout en maintenant un régime hostile à Washington. Une capitulation qui affaiblirait la position américaine sur la scène internationale.
L'Iran en position de force
Elizabeth Saunders souligne que l'Iran se trouve dans une position de négociation avantageuse. Le contrôle du détroit d'Ormuz par Téhéran a provoqué une flambée des prix du pétrole, renforçant sa capacité à faire pression sur les États-Unis et leurs alliés.
« Les dirigeants iraniens actuels sont encore plus radicaux que ceux qu'ils ont remplacés après les éliminations ciblées par les États-Unis et Israël. »
Elizabeth Saunders, politologue à Columbia University
Un dilemme sans solution idéale
Pour l'experte, aucune des deux options ne garantit une issue positive. L'escalade pourrait déclencher un conflit ouvert, tandis qu'un accord sous la contrainte affaiblirait durablement la crédibilité des États-Unis. Une impasse qui place Donald Trump face à un choix cornélien.