Un agent de l'ICE, Jonathan Ross, qui a tué Renee Good à Minneapolis en 2020 et tenu des propos insultants avant sa mort, a été muté dans un autre État pour y poursuivre ses fonctions. Cette décision intervient alors que le FBI mène une enquête sur les circonstances de ce drame, mais que les investigations sont retardées.
Selon PunchUp, le nouveau média d'investigation du Daily Beast, Ross, qui n'a écopé que de trois jours de mise à pied administrative après avoir tiré sur Good à l'épaule, à la tête et à la poitrine, a repris ses activités professionnelles. Il occupe désormais un poste à la fois administratif et d'enquête, échappant ainsi à des sanctions sérieuses pour la mort d'une femme innocente en plein jour.
Des responsables du Département de la Sécurité intérieure (DHS) ont indiqué à PunchUp que les affaires internes de l'ICE ne peuvent pas enquêter tant que l'enquête du FBI n'est pas terminée. Une situation qui laisse présager un long délai avant toute sanction éventuelle contre Ross.
L'enquête du FBI, déjà marquée par des controverses, accuse des retards importants. En janvier, six hauts responsables du Département de la Justice (DOJ) ont démissionné en signe de protestation contre la gestion de ce dossier. Une superviseure du FBI à Minneapolis a également quitté son poste après avoir été poussée à abandonner l'enquête sur les droits civiques concernant Ross. Malgré les affirmations du DOJ selon lesquelles l'enquête se poursuit, le seul résultat tangible à ce jour est le retour de Ross au travail.
« Cette affaire illustre un système qui protège les agents plutôt que les victimes. La justice est systématiquement retardée, voire empêchée. »
Les proches de Renee Good dénoncent une impunité flagrante et exigent une enquête transparente et rapide. Pourtant, les retards accumulés dans cette affaire soulèvent des questions sur l'efficacité des mécanismes de contrôle au sein des agences fédérales.