Un suspect armé d'un fusil à pompe a tenté de franchir les dispositifs de sécurité lors du dîner des correspondants à la Maison-Blanche, samedi soir, forçant l'évacuation du président Donald Trump. L'individu, qui a tiré plusieurs coups de feu avant d'être maîtrisé, a mis en lumière les lacunes des mesures de protection actuelles.
Lors d'une conférence de presse tenue après l'incident, Trump a critiqué le manque de sécurité du Washington Hilton, où l'événement avait lieu. « Ce n'est pas un bâtiment particulièrement sécurisé », a-t-il déclaré. « Et je ne voulais pas le dire, mais c'est précisément pour cela que nous devons renforcer les mesures de sécurité prévues pour la Maison-Blanche. »
Le président a évoqué la construction d'une salle de bal présidentielle équipée d'un bunker sécurisé sous l'ancienne aile Est de la Maison-Blanche. Une infrastructure qu'il juge désormais indispensable.
Un lien avec les précédentes tentatives d'assassinat ?
Trump a établi un parallèle entre cette attaque et les deux tentatives d'assassinat dont il a été la cible en 2024. La première, lors d'un meeting en Pennsylvanie, avait révélé des failles majeures dans la protection assurée par le Secret Service, entraînant une refonte des protocoles. La seconde, survenue quelques mois plus tard dans son club de golf en Floride, n'a heureusement pas fait de victime, mais le suspect a depuis été condamné à la prison à perpétuité.
Cette attaque marque la première participation de Trump au dîner des correspondants depuis son retour à la présidence, après l'avoir boycotté lors de son premier mandat. Selon The Daily Beast, son discours devait initialement cibler les médias qu'il accuse de partialité envers son administration.
Le dîner a été annulé en raison de l'incident, mais Trump a annoncé sur Truth Social qu'il serait reprogrammé dans les 30 jours. « Face à ces événements, je demande à tous les Américains de s'engager à résoudre nos différences par des moyens pacifiques », a-t-il conclu.