General Motors (GM) a annoncé une progression de 21,9 % de ses bénéfices ajustés pour le premier trimestre 2026, principalement grâce à la forte demande pour ses pickups full-size, leaders du marché. Cette performance contraste avec un recul de 5,7 % du bénéfice net, impacté par les coûts liés à son programme de véhicules électriques.
Le chiffre d’affaires de l’entreprise a légèrement diminué de 0,9 %, s’établissant à 43,6 milliards de dollars. Son bénéfice net s’élève à 2,6 milliards de dollars, après le versement de 1,1 milliard de dollars pour régler des litiges avec ses fournisseurs de batteries. Les bénéfices avant intérêts et impôts (BAII ajustés) ont atteint 4,3 milliards de dollars.
GM a également révisé à la hausse ses prévisions annuelles : la fourchette de ses bénéfices ajustés pour 2026 est désormais comprise entre 13,5 et 15,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 500 millions de dollars. Cette révision fait suite à la décision de la Cour suprême américaine, qui a bloqué l’utilisation par l’administration Trump de l’International Emergency Economic Powers Act pour relever certains tarifs douaniers.
« Nos opérations fondamentales affichent une solide dynamique : nous avons maintenu notre leadership commercial aux États-Unis et au Canada. Nous dominons le marché des pickups full-size avec 42 % de parts de marché », a déclaré Mary Barra, présidente-directrice générale de GM, dans une lettre aux actionnaires.
Le bénéfice par action (BPA) ajusté s’élève à 3,70 dollars, dépassant largement les 2,78 dollars enregistrés au premier trimestre 2025 et les prévisions des analystes, qui tablaient sur 2,62 dollars par action selon les données LSEG.
Malgré ces résultats financiers encourageants, l’action GM a ouvert en baisse à 76 dollars en bourse, après une clôture à 78,05 dollars la veille. En début de séance, elle s’échangeait autour de 77 dollars. La performance de GM reste principalement tirée par l’Amérique du Nord, où les ventes de pickups full-size, très rentables, ont compensé un contexte économique difficile marqué par la hausse des prix de l’essence au-delà de 4 dollars le gallon, conséquence du conflit en Iran.
Le premier trimestre 2026 s’est avéré particulièrement exigeant pour les constructeurs automobiles, comparé à la même période en 2025, où les acheteurs s’étaient précipités chez les concessionnaires pour éviter les hausses de prix liées aux tarifs douaniers.