Les Angels de Los Angeles, souvent critiqués pour leur incapacité à exploiter le potentiel de leurs superstars comme Mike Trout et Shohei Ohtani, peinent depuis des années à former, recruter ou conserver des lanceurs compétitifs. Leur historique en matière de développement de talents en pitching est particulièrement désastreux, avec des échecs répétés malgré des investissements massifs.
Parmi les rares réussites récentes, Jose Soriano, repéré en 2016 à seulement 17 ans, semblait incarner un espoir. Après des débuts prometteurs dans les ligues mineures, il a fait ses premiers pas en MLB en 2023. Son arsenal varié et sa performance initiale ont suscité un certain enthousiasme, même si son parcours restait celui d’un lanceur lambda parmi les centaines ayant porté le maillot des Angels ces dix dernières années.
Jusqu’à récemment, Soriano affichait une saison exceptionnelle avec une ERA de 0,24 après sept départs, 42 manches et deux tiers lancées, et 163 batteurs affrontés. Ces chiffres le plaçaient même en tête des ligues majeures. Mais tout a basculé lors de son dernier match face aux White Sox de Chicago, où il a concédé trois points en cinq manches, dont deux coups de circuit.
Cette contre-performance a fait bondir son ERA à 0,84 et quadruplé ses points alloués sur la saison, passant de un à quatre. Malgré ces chiffres, Soriano n’était pas un lanceur occasionnel : il avait été aligné comme partant régulier, accumulant près de 43 manches au total.
Son cas soulève une question cruciale : les Angels peuvent-ils enfin compter sur un lanceur issu de leur système ? Ou Soriano n’est-il qu’un feu de paille, comme tant d’autres avant lui ? Une chose est sûre : son parcours reflète les défis persistants de l’organisation en matière de développement des talents.