Donald Trump a une fois de plus déclenché une polémique internationale en tenant des propos jugés racistes envers l’Inde, un allié clé des États-Unis. Dans un message publié sur Truth Social mercredi soir, l’ancien président a relayé un long extrait d’un discours du commentateur d’extrême droite Michael Savage, dans lequel ce dernier dénigrait la citoyenneté par droit du sol et critiquait les compétences linguistiques des immigrants indiens.

Parmi les déclarations les plus controversées de Savage, reprises par Trump, figurait cette phrase : *« Un bébé né ici obtient automatiquement la citoyenneté, puis sa famille entière est rapatriée depuis la Chine, l’Inde ou un autre trou à rats sur la planète. »*

Le ministère indien des Affaires étrangères a réagi sans tarder. Dans un communiqué publié jeudi, le porte-parole Randhir Jaiswal a qualifié les propos de Trump de *« manifestement mal informés, inappropriés et de mauvais goût »*. Il a ajouté : *« Ces remarques ne reflètent en rien la réalité des relations indo-américaines, fondées depuis longtemps sur le respect mutuel et des intérêts communs. »*

La communauté indienne aux États-Unis n’a pas manqué de réagir avec fermeté. La Hindu American Foundation, organisation de droite, a dénoncé sur X (ex-Twitter) *« un discours haineux et raciste ciblant les Américains d’origine indienne et chinoise »*. L’association a mis en garde : *« L’approbation de tels propos par le président des États-Unis ne peut qu’attiser la haine et mettre en danger nos communautés, à un moment où la xénophobie et le racisme atteignent des niveaux records. »*

Ironiquement, Trump compte parmi ses soutiens plusieurs personnalités d’origine indienne, comme le candidat républicain au poste de gouverneur de l’Ohio, Vivek Ramaswamy, ou encore Kash Patel, directeur du FBI. Pourtant, ses attaques répétées contre les immigrants issus de pays qu’il qualifie de *« trous à rats »* – une expression qu’il a utilisée dès 2018 et réitérée en 2025 – révèlent une vision constante de l’immigration. Ces positions expliquent en partie ses tentatives pour supprimer la citoyenneté par droit du sol et restreindre les voies légales d’immigration.