Les véhicules connectés utilisant des logiciels ou des composants liés à la Chine pourraient bientôt être interdits aux États-Unis. Un projet de loi, présenté par deux membres de la Chambre des représentants, prévoit des sanctions civiles d'au moins 1,5 million de dollars en cas de non-respect des nouvelles règles.
Le Connected Vehicle Security Act, porté par le président de la Commission spéciale sur la Chine, John Moolenaar, et la congressiste Debbie Dingell, vise à interdire l'importation, la fabrication, la vente ou l'introduction de véhicules connectés originaires ou contrôlés par des pays considérés comme des adversaires étrangers, dont la Chine, la Russie, la Corée du Nord et l'Iran.
À partir du 1er janvier 2027, le texte interdirait également tous les logiciels et matériels de véhicules connectés liés à ces pays. Le secrétaire au Commerce devra mettre en place un processus de déclaration de conformité ainsi qu'un mécanisme de décisions contraignantes et d'avis consultatifs pour garantir le respect des règles. Chaque infraction entraînerait une amende minimale de 1,5 million de dollars.
Protéger l'industrie automobile américaine
Ce projet de loi s'appuie sur les réglementations instaurées par l'administration Biden en janvier 2025, qui visaient déjà à restreindre les véhicules connectés liés à la Chine et à la Russie. L'objectif est clair : protéger l'industrie automobile américaine, jugée menacée par la concurrence chinoise.
« La Chine triche dans tous les secteurs, et dans l'automobile, elle surproduit des véhicules et des composants qu'elle vend à bas prix pour éliminer nos entreprises. Dans certains cas, des entreprises chinoises comme CATL et BYD utilisent le travail forcé pour sous-coter les salaires des Américains. Ces entreprises ne devraient pas pouvoir faire des affaires aux États-Unis, et leurs produits ne devraient pas se retrouver dans nos voitures ou menacer notre infrastructure. »
— John Moolenaar, président de la Commission spéciale sur la Chine
Les grands constructeurs automobiles américains soutiennent cette initiative. Selon Reuters, ils expriment de sérieuses inquiétudes face aux efforts de la Chine pour dominer la fabrication automobile mondiale et accéder au marché américain.