Les médicaments contre Alzheimer récemment approuvés, comme Leqembi et Kisunla, sont bien moins prescrits que prévu par Medicare. Selon un rapport de STAT, l'agence fédérale ne prévoit pas de dépenses significatives pour ces traitements en 2026 ou 2027, un revirement majeur par rapport aux estimations de 2022, où Medicare anticipait des dépenses de plusieurs milliards de dollars par an pour le seul Leqembi.
Cette faible adoption s'explique par plusieurs obstacles. D'abord, l'administration de ces médicaments, administrés par voie intraveineuse, est complexe et nécessite de nombreux examens d'imagerie. Ensuite, le nombre de patients éligibles reste limité. Enfin, malgré leur approbation, ces traitements offrent peu de bénéfices tangibles tout en présentant des risques graves, comme des hémorragies cérébrales.
Parallèlement, une pénurie de patchs d'œstrogènes touche les États-Unis, bien que la FDA n'ait pas encore inscrit ce produit sur sa liste officielle des pénuries. Cette situation survient alors que la popularité des thérapies hormonales est en hausse depuis la suppression, fin 2023, de l'avertissement en boîte noire associé à ces traitements.
Selon NBC News, l'American Society of Health-System Pharmacists recense actuellement 14 marques ou dosages de patchs d'œstrogènes en pénurie. Cette organisation professionnelle a commencé à inclure ces produits dans sa liste dès janvier 2024.