La solitude impacte la mémoire des seniors, mais pas leur déclin cérébral
Les neuroscientifiques reconnaissent un lien entre la solitude et le déclin cognitif chez les personnes âgées, sans pour autant en mesurer précisément l'ampleur. Une étude longitudinale récente apporte de nouvelles preuves : la solitude affecte la mémoire immédiate et différée, sans accélérer le vieillissement du cerveau.
Des résultats surprenants sur la mémoire
Publiée dans la revue Aging Mental Health, l'étude révèle que les seniors souffrant de solitude obtiennent de moins bons résultats aux tests de mémoire immédiate et différée. Cependant, leur rythme de déclin cognitif sur six ans reste similaire à celui des personnes non isolées.
« Cela suggère que la solitude joue un rôle plus important dans l'état initial de la mémoire que dans son déclin progressif. »
Un appel à agir contre l'isolement
Les chercheurs insistent sur la nécessité de considérer la solitude comme un facteur clé des performances cognitives chez les seniors. Bien qu'elle n'accélère pas le vieillissement cérébral, elle altère significativement la mémoire à court terme.
Que retenir de cette étude ?
- La solitude affecte la mémoire immédiate et différée chez les seniors.
- Le déclin cognitif sur six ans reste similaire, que la personne soit isolée ou non.
- Les chercheurs recommandent de lutter contre l'isolement pour préserver les fonctions cognitives.