La série The Terror d'AMC n’a jamais caché ses ambitions : derrière chaque saison se cache une critique acerbe des travers humains. Après avoir exploré une expédition maritime maudite et un camp d’internement japonais hanté, la franchise s’attaque cette fois à un sujet d’actualité avec Devil in Silver. Pourtant, cette troisième saison n’a pas toujours été destinée à prendre cette direction.
Un projet initial différent
Victor LaValle, auteur du roman Devil in Silver (2012), révèle que la série aurait pu s’inspirer d’un autre de ses livres. « J’ai d’abord travaillé avec AMC sur l’adaptation d’une nouvelle, The Ballad of Black Tom, explique-t-il. Nous y avons consacré du temps, mais le projet n’a pas abouti. »
Les producteurs ont alors proposé à LaValle de relancer The Terror, une franchise en pause. « Ils m’ont demandé si j’avais une idée qui correspondait à l’univers de la série, ancrée dans le réel et liée à une période précise. » C’est ainsi que Devil in Silver a été retenu pour son potentiel à explorer les dysfonctionnements du système psychiatrique américain.
Une collaboration fructueuse
Le développement a duré près de deux ans, suivi de l’écriture d’un pilote. « Nous avons ensuite approché Chris Cantwell, co-showrunner, pour concrétiser le projet », précise LaValle. Le résultat ? Une saison mêlant thriller surnaturel, satire sociale et étude de caractères, où l’horreur naît autant des monstres que des hommes.
Une intrigue ancrée dans la réalité
Devil in Silver suit Pepper, un homme de Queens interné de force à l’hôpital psychiatrique fictif de New Hyde. Son calvaire illustre les failles d’un système où la bureaucratie et l’incompétence transforment des vies en cauchemars. « Notre point de départ était de raconter l’histoire d’un homme convaincu d’être injustement détenu », explique Cantwell. Une approche qui rappelle que, parfois, les pires monstres ne sont pas ceux qu’on imagine.
Un message universel
Malgré son cadre contemporain, la saison conserve l’ADN de The Terror : dénoncer les mécanismes de l’oppression. Que ce soit à travers des créatures surnaturelles ou des institutions défaillantes, la série rappelle que l’horreur est souvent humaine.