Dans deux ou trois ans, l’histoire de Tides of Tomorrow aura probablement disparu de ma mémoire. Pourtant, le système Story-Link, développé par Digixart pour ce jeu d’aventure narratif, restera gravé dans mon esprit. Cette innovation redéfinit la narration interactive en intégrant une dimension collective : nos choix influencent non seulement notre propre parcours, mais aussi celui des autres joueurs.

Le concept est à la fois engageant et stimulant. Il suscite l’espoir de voir cette mécanique évoluer et se perfectionner à l’avenir. L’univers de Tides of Tomorrow plonge le joueur dans un monde en crise, où la pollution plastique a submergé les océans. Notre personnage, un Tidewalker, se réveille à moitié noyé dans ces eaux toxiques, sauvé in extremis par une mystérieuse inconnue nommée Nahe.

Ce dernier nous révèle que nous sommes dotés d’une capacité unique : celle de percevoir les visions du passé et de partager nos expériences avec d’autres Tidewalkers. Cependant, cette aptitude s’accompagne d’un lourd fardeau. Amnésique, nous ignorons tout de notre passé et du monde d’avant l’inondation. Pire encore, nous sommes atteints de la Plastemia, une maladie dégénérative qui ronge notre corps et notre esprit.

Notre mission ? Trouver un remède à cette maladie et, si possible, laisser une trace positive en unissant les factions des Reclaimers, des Marauders et des Mystics, comme le prédit une prophétie. En somme, Tides of Tomorrow s’impose comme une réflexion poétique sur la pollution microplastique et ses conséquences.

Une aventure narrative en vue subjective

Ce jeu d’aventure en vue à la première personne repose sur un système de choix qui façonne notre parcours. Après avoir été déposé par Nahe dans le village des Reclaimers, le Scrap Harbour, notre quête pour obtenir un traitement nous entraîne dans une série d’interactions complexes. L’accès à ce remède s’avère semé d’embûches, nous confrontant à différentes factions et nous impliquant dans les histoires des autres joueurs.

L’univers regorge d’éléments de narration environnementale : carnets à lire, messages cachés et rencontres furtives avec des PNJ secondaires. Bien que le jeu intègre quelques séquences de plateforme, d’infiltration et de course, son cœur réside dans l’exploration et les interactions sociales. Et bien sûr, il faut collectionner des Scraps – ces déchets recyclables qui parsèment le monde post-apocalyptique.

Une histoire qui interpelle, sans révolutionner le genre

L’intrigue, bien que correcte, n’est pas révolutionnaire. Elle s’inscrit dans une démarche de réflexion sur l’impact des microplastiques et leur infiltration dans tous les écosystèmes. Le jeu explore un scénario catastrophe où la technologie, entre de mauvaises mains, pourrait aggraver la situation plutôt que de l’améliorer.

« Tides of Tomorrow n’est pas seulement un jeu : c’est une expérience qui nous rappelle que nos actions, même virtuelles, ont des répercussions sur les autres. »
Source : Siliconera