Des réfugiés afghans bloqués entre deux dangers

Plus de 1 100 réfugiés afghans, actuellement hébergés dans un ancien camp militaire américain au Qatar, pourraient bientôt se voir proposer un choix impossible : être relocalisés en République démocratique du Congo ou retourner en Afghanistan. Selon le New York Times, cette proposition émane de l’administration Trump.

Une alternative sans issue

Ni l’une ni l’autre option n’est viable. Le Congo, déjà en proie à une crise humanitaire et à des combats avec des groupes armés, n’a aucun lien avec ces réfugiés. Quant à l’Afghanistan, sous le contrôle des talibans depuis 2021, il représente un danger immédiat pour ceux qui y retourneraient.

Qui sont ces réfugiés ?

Ces Afghans, pour la plupart, ont collaboré avec les États-Unis pendant près de vingt ans : interprètes pour les troupes américaines, membres des forces spéciales afghanes, ou encore familles de soldats américains. Plus de 400 enfants figurent parmi eux. Tous ont déjà été validés pour une réinstallation aux États-Unis, selon NBC.

Un contexte politique tendu

Les États-Unis ont accueilli près de 200 000 réfugiés afghans après le retrait chaotique d’Afghanistan en août 2021. Cependant, l’administration Trump a suspendu les visas pour tous les Afghans l’année dernière, après qu’un ressortissant afghan admis aux États-Unis en 2021 a tué deux membres de la Garde nationale à Washington.

Une stratégie déjà appliquée

Cette proposition s’inscrit dans une politique migratoire controversée de l’administration Trump, visant à expulser les réfugiés et immigrants vers des pays tiers, sans égard pour leur sécurité. Le Congo a déjà accepté d’accueillir des immigrants expulsés par les États-Unis : 15 personnes y ont été envoyées la semaine dernière.

Que réserve l’avenir ?

Pour l’instant, cette mesure n’est qu’à l’étude. Les discussions entre l’administration Trump et les autorités congolaises sont en cours. Mais si elle est mise en œuvre, elle pourrait devenir une nouvelle illustration des méthodes radicales employées par l’exécutif américain pour gérer la crise migratoire afghane.

Source : Vox