Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il maintiendrait le blocus naval imposé à l’Iran jusqu’à ce que Téhéran accepte un accord répondant aux exigences des États-Unis concernant son programme nucléaire. Dans une interview accordée à Axios, il a réaffirmé sa position, rejetant une proposition iranienne qui prévoyait d’abord l’ouverture du détroit d’Ormuz et la levée du blocus, avant d’aborder les discussions sur le nucléaire.

Selon trois sources proches du dossier, le Commandement central américain (CENTCOM) a élaboré un plan de frappes militaires ciblées contre l’Iran, qualifiées de « courtes et puissantes ». L’objectif ? Briser l’impasse diplomatique en ciblant des infrastructures clés, puis inciter le régime iranien à revenir à la table des négociations avec une attitude plus conciliante.

Pour l’instant, Trump privilégie la poursuite du blocus, qu’il juge « plus efficace que des bombardements ». « Ils étouffent comme un cochon farci, et ça va empirer pour eux », a-t-il déclaré. « Ils ne peuvent pas avoir l’arme nucléaire. » Le président a ajouté que l’Iran cherchait à conclure un accord uniquement pour faire lever le blocus, sans pour autant renoncer à ses ambitions nucléaires.

Il a également évoqué la situation critique des réserves pétrolières iraniennes, affirmant que les stocks et les oléoducs « sont au bord de l’explosion » en raison de l’impossibilité d’exporter du pétrole. Certains analystes remettent en cause cette affirmation, estimant que l’Iran dispose encore de marges de manœuvre économiques.

De son côté, un haut responsable sécuritaire iranien, cité par la chaîne d’État PRESS TV, a prévenu que le blocus américain « sera bientôt confronté à des mesures pratiques et sans précédent ». Il a souligné que les forces armées iraniennes avaient fait preuve de retenue pour laisser une chance à la diplomatie, mais que « la patience a des limites » et qu’une riposte punitive serait inévitable si le blocus persistait.

Source : Axios