Le président américain Donald Trump a balayé d’un revers de main les accusations de dépassement de budget concernant la salle de bal de la Maison-Blanche, dont le coût a explosé, passant de 400 millions de dollars financés par des dons privés à 1 milliard de dollars, cette fois pris en charge par les contribuables américains.

Dans un message publié sur Truth Social, Trump a affirmé qu’il n’y avait eu aucun dépassement. Selon lui, la hausse des coûts s’explique par une augmentation de la taille et de la qualité des travaux, initialement sous-estimés. « La seule raison de cette augmentation est qu’après des études approfondies, le projet est environ deux fois plus grand et de bien meilleure qualité que prévu à l’origine, ce qui était insuffisant pour accueillir les événements, réunions et futures inaugurations nécessaires », a-t-il déclaré.

Il a ajouté : « Ce changement était nécessaire et a été décidé il y a longtemps, mais les Fake News n’en ont pas parlé, cherchant à faire croire à un dépassement. En réalité, le projet est en avance sur le calendrier et respecte le budget ! »

Pourtant, les chiffres contredisent ses déclarations. Trump avait initialement évoqué un coût de 200 millions de dollars, avant que celui-ci n’atteigne 300 millions, puis 400 millions après l’ajout de travaux supplémentaires. La salle de bal était auparavant financée par des donateurs privés, dont certains bénéficiaient de contrats fédéraux de plusieurs millions de dollars.

Cette semaine, le président de la commission judiciaire du Sénat, Chuck Grassley, a demandé un milliard de dollars pour « des ajustements et des améliorations de sécurité » liés à la construction de la salle de bal. Trump semble ainsi occulter l’indignation suscitée par le nouveau montant, bien plus élevé que celui initialement annoncé, et qui pèsera sur les finances des contribuables américains.

Ses arguments sonnent particulièrement creux alors que le département de la Justice (DOJ) a lancé une enquête sur Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, concernant le coût des rénovations des bâtiments de la Fed. Cette action visait à le discréditer alors qu’il tentait de préserver l’indépendance de l’institution face à la Maison-Blanche. En mars, le juge James Boasberg a rejeté les subpoenas dans cette affaire, estimant que le gouvernement n’avait produit « pratiquement aucune preuve » pour étayer ses accusations.