Le constructeur chinois BYD vient de lancer une version révisée de sa citadine électrique Seagull, disponible en Chine à partir de 10 300 $. Pour 3 100 $ supplémentaires, l’option DiPilot 300, un système d’aide à la conduite (ADAS), intègre un capteur Lidar, une technologie autrefois inaccessible sur des véhicules aussi abordables.

Un Lidar à moins de 10 000 $ : une première mondiale

Contrairement aux idées reçues, Tesla mise sur les caméras pour ses systèmes autonomes. Pourtant, la plupart des experts s’accordent à dire que le Lidar reste la référence en matière de détection et de précision. Plus performant que les caméras pour évaluer les distances et repérer les objets non éclairés, il surpasse également les radars en termes de détails.

Jusqu’à présent, le Lidar était réservé aux véhicules haut de gamme en Europe et aux États-Unis, où son prix pouvait atteindre 7 000 $. Mais en Chine, BYD démocratise cette technologie en l’intégrant sur sa Seagull, une citadine électrique dont le prix de départ est fixé à 10 300 $.

Des améliorations esthétiques et techniques

Pour l’année-modèle 2026, la Seagull bénéficie de plusieurs mises à jour. Parmi elles, de nouvelles teintes (orange mangue et vert menthe), des jantes Starlight de 16 pouces et des feux arrière LED. Le moteur électrique de 74 ch est quant à lui reconduit.

En Chine, la Seagull est proposée en deux versions : la Vitality Edition avec une batterie de 30,1 kWh (autonomie de 305 km) au prix de 69 900 yuans (10 300 $), et la Flying Edition avec une batterie de 38,9 kWh (autonomie de 405 km) à 85 900 yuans (12 600 $).

DiPilot 300 : un système avancé de niveau 2

Le Lidar est intégré à l’option DiPilot 300, un système d’aide à la conduite qui combine plusieurs capteurs (radar, caméras et Lidar). Bien que ce système ne soit pas entièrement autonome, il permet de gérer les trajets urbains et les feux de circulation. Une particularité visuelle permet de repérer les véhicules équipés : un système de ventilation sur le toit, inspiré des modèles sportifs comme la McLaren 675LT.

Avec le DiPilot 300, les prix passent à 90 900 yuans (13 400 $) pour la Vitality Edition et 97 900 yuans (14 400 $) pour la Flying Edition.

Pourquoi BMW et Mercedes ont abandonné le Lidar

Le Lidar reste une technologie coûteuse, ce qui explique pourquoi BMW et Mercedes l’ont retirée de leurs gammes récentes. Les deux constructeurs allemands proposaient auparavant des systèmes de niveau 3 (hands-off) sur leurs modèles phares, comme la Série 7 et la Classe S, pour un supplément d’environ 7 000 $.

Cependant, face aux contraintes budgétaires et aux limitations réglementaires, ils ont opté pour des systèmes de niveau 2, moins onéreux et plus flexibles. Ces systèmes, bien que nécessitant une vigilance du conducteur, permettent une conduite mains libres en milieu urbain, contrairement aux systèmes de niveau 3, autrefois limités aux autoroutes.

Les deux marques prévoient de réintroduire le niveau 3 dans leurs futurs modèles, mais sans Lidar pour l’instant.

L’avenir du Lidar : vers une démocratisation ?

Malgré son coût, BYD prouve que le Lidar peut être intégré à des véhicules abordables. Bien que le DiPilot 300 de la Seagull reste un système de niveau 2, le constructeur chinois envisage d’étendre cette technologie à d’autres modèles, y compris les plus accessibles. Une évolution qui pourrait bien redéfinir les standards de la conduite autonome dans les années à venir.

Source : CarScoops