La Suisse a mis fin à une interdiction historique des courses automobiles, en vigueur depuis le tragique accident des 24 Heures du Mans en 1955, qui avait coûté la vie à plus de 80 personnes. Après des années d’exceptions pour certaines disciplines, le Conseil fédéral suisse a officiellement annoncé la levée de cette loi à compter du 1er juillet.
Dès 2018 et 2019, la Suisse avait déjà autorisé l’organisation de courses de Formule E, grâce à une dérogation spécifique pour les véhicules électriques. En 2021, plusieurs lois avaient été assouplies, laissant entrevoir la fin de l’interdiction totale. Aujourd’hui, cette décision marque un tournant : les compétitions sur circuit, comme la Formule 1, pourraient enfin revenir dans le pays.
Cependant, la situation reste complexe. Les 26 cantons suisses (États membres) auront désormais la liberté de décider s’ils autorisent ou non les courses sur circuit sur leur territoire. Cette décentralisation rend improbable l’organisation d’un Grand Prix de Suisse à court terme, d’autant plus que la construction d’infrastructures adaptées, comme des circuits de grade 1 FIA, prend généralement plusieurs années.
Malgré cette interdiction de longue date, la Suisse a continué à produire des pilotes de renom. Parmi eux, Clay Regazzoni, légende de la Formule 1, et Sébastien Buemi, quadruple vainqueur des 24 Heures du Mans avec Toyota, qui a également brillé en compétition automobile.
Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des réglementations sportives en Suisse, tout en respectant les leçons du passé.