Le New York Times a adressé un rappel formel à ses pigistes ce mardi, réaffirmant avec fermeté son interdiction d'utiliser les outils d'intelligence artificielle générative dans la production de contenus. Dans un email obtenu par Futurism, le journal précise que tous les textes et visuels soumis doivent être entièrement créés par des humains.

Le message souligne que les contributions ne doivent contenir aucune trace de contenu généré, modifié ou amélioré par des outils d'IA. Les pigistes sont également tenus de s'abstenir d'utiliser ces technologies pour rédiger, éditer ou reformuler leurs articles. Seule une utilisation limitée à la phase de brainstorming est tolérée, sans intégration directe dans le travail final.

Une liste noire d'outils interdits

Le document de référence, mis à disposition des contributeurs, interdit explicitement l'usage de plusieurs outils d'IA, dont :

  • Les chatbots (ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity)
  • Les moteurs de recherche basés sur l'IA (Google AI Overviews)
  • Les générateurs d'images (DALL-E, MidJourney, Adobe Firefly)

Plusieurs scandales liés à l'IA poussent à la vigilance

Ce rappel intervient après une série d'incidents impliquant des pigistes ayant utilisé l'IA de manière inappropriée. En mars, un contributeur de la rubrique Modern Love a été accusé d'avoir généré un essai personnel avec des outils d'IA, avant d'admettre avoir utilisé des chatbots pour conceptualiser et éditer son texte. En avril, le journal a rompu son partenariat avec un pigiste dont une critique littéraire, publiée par le New York Times, s'est révélée plagiée après avoir été générée par IA.

Le quotidien a également dû corriger un article publié le 15 avril, signé par le chef du bureau Canada. Une citation attribuée à Pierre Poilievre, leader conservateur, s'est avérée être un résumé généré par IA de ses positions politiques, présenté comme une déclaration directe. Le journal a reconnu une erreur de vérification de la part du journaliste.

Ces dysfonctionnements rappellent un cas similaire survenu en mars au sein du groupe Condé Nast, où un rédacteur d'Ars Technica avait été licencié pour une citation inventée par IA.

Le New York Times n'a pas encore répondu aux questions concernant la fréquence de ces rappels ou leur lien avec les récents scandales.

Source : Futurism