WASHINGTON — Une enquête fédérale du FBI contre une journaliste de l'Atlantic soulève des questions sur la liberté de la presse aux États-Unis. Selon un rapport de MS NOW, publié mercredi, l'agence aurait lancé une investigation criminelle ciblant Sarah Fitzpatrick pour un article publié le mois dernier.
L'article en question, basé sur les témoignages de plus de deux douzaines de sources, décrit Kash Patel, directeur du FBI, comme paranoïaque, souvent ivre et incompétent dans ses fonctions. Aucune information classée n'a été divulguée, ce qui rend l'enquête particulièrement préoccupante, selon les observateurs.
Le FBI a nié l'existence de cette investigation, mais Fitzpatrick a depuis publié un second article détaillant les habitudes de Patel, notamment la distribution de bouteilles de bourbon personnalisées à son nom.
Une série d'attaques contre la presse sous Trump
Cette affaire s'ajoute à une longue liste d'actions contre les médias depuis le début du second mandat de Donald Trump. En 2023, une investigation avait été ouverte contre un journaliste du New York Times pour un article sur Patel et sa compagne, utilisant des ressources du FBI. Plus tôt cette année, les appareils d'Hannah Natanson, journaliste au Washington Post, avaient été saisis dans le cadre d'une enquête sur une fuite.
Ironiquement, Natanson avait remporté un prix Pulitzer la veille de cette perquisition.
Une perquisition politique en Virginie ?
Mercredi également, le FBI a perquisitionné le bureau de la sénatrice de Virginie Louise Lucas, figure de proue d'un redécoupage électoral démocrate. Bien que l'enquête porte officiellement sur des allégations de corruption, son timing coïncide avec les tentatives de Trump de renforcer son influence avant les élections de mi-mandat.
Cette opération rappelle les méthodes utilisées par l'administration pour cibler ses opposants politiques.