Les conditions météorologiques extrêmes s'abattent sur plusieurs régions du monde. Aux États-Unis, des tornades ont ravagé des quartiers entiers dans le centre et le sud du Mississippi, qualifiés de « dévastation totale » par un pasteur local. Aux Philippines, l'île de Luzon affronte une vague de chaleur intense, avec un indice de chaleur pouvant atteindre 50°C, augmentant les risques de coups de chaleur. À Phoenix, en Arizona, les températures devraient dépasser les 42°C ce week-end, à l'occasion de la Fête des Mères.
Les cinq points clés
1. Trump cherche à étouffer l'industrie éolienne
L'administration Trump multiplie les obstacles pour fragiliser l'industrie éolienne, notamment en bloquant plus de 150 projets terrestres via des refus d'approbations du Département de la Défense. Ces projets ne sont pas tous situés près de bases militaires, malgré l'urgence de développer de nouvelles capacités énergétiques pour répondre à la demande croissante des centres de données et de l'électrification. Un avocat spécialisé en énergie a déclaré :
« C'est la stratégie pour tuer une industrie en perdant tous les procès : continuer à la harceler. Créer un climat d'incertitude pour dissuader les investissements, peu importe où tombent les morceaux. »
2. L'offre controversée de Trump pour abandonner les parcs éoliens offshore
En mars, le géant français TotalEnergies a accepté l'offre de 1 milliard de dollars de l'administration Trump pour abandonner deux projets éoliens offshore. Cette initiative, visant à affaiblir une industrie que Trump critique depuis des années, semblait initialement porter ses fruits. Pourtant, dès avril, des résistances se sont manifestées. Une enquête de Heatmap, menée par Emily Pontecorvo, révèle que l'accord avec TotalEnergies ne prévoit pas d'investissements obligatoires dans les énergies fossiles, contrairement aux allégations de l'administration. De plus, le paiement pourrait ne pas respecter les critères d'utilisation d'un fonds fédéral destiné aux règlements juridiques.
Les démocrates à la Chambre des représentants ont annoncé une enquête sur le contrat entre TotalEnergies et le gouvernement américain. Cette semaine, les régulateurs californiens ont lancé leur propre investigation sur l'un des deux nouveaux projets ayant accepté l'offre de Trump : un parc éolien flottant, qui devait être le premier de ce type sur la côte ouest des États-Unis. Par ailleurs, l'un des plus grands fonds de pension américains, le New York State Common Retirement Fund, envisage de vendre sa participation de 1,6 million de dollars dans TotalEnergies, invoquant des « préoccupations majeures » concernant l'abandon des projets éoliens offshore au profit des énergies fossiles.
3. Des projets éoliens bloqués malgré leur éloignement des bases militaires
L'administration Trump justifie ses refus d'approbations en invoquant des risques pour la sécurité nationale, même pour des projets situés à des centaines de kilomètres des bases militaires. Cette stratégie, critiquée par les experts, ralentit considérablement le développement des énergies renouvelables, alors que le pays fait face à une demande énergétique croissante.
4. Les investisseurs et régulateurs réagissent
Face à ces pratiques, les régulateurs et investisseurs commencent à prendre des mesures. En plus du fonds de pension new-yorkais, d'autres acteurs du secteur pourraient suivre, remettant en cause la viabilité des projets abandonnés et la crédibilité des engagements de l'administration.
5. Un impact sur la transition énergétique
Les blocages et les abandons de projets éoliens risquent de freiner la transition énergétique aux États-Unis, alors que le pays cherche à réduire sa dépendance aux énergies fossiles et à atteindre ses objectifs climatiques. Les experts soulignent l'urgence de clarifier les règles et de soutenir les énergies renouvelables pour éviter un retard dans la décarbonation du secteur électrique.