Un projet controversé pour renforcer le contrôle chez Meta

Mark Zuckerberg, surnommé par ses employés l'« Œil de Sauron », pousse l’idée de micromanagement à son paroxysme. Selon le Financial Times, le géant des réseaux sociaux développe actuellement un clone IA hyperréaliste en 3D de lui-même. Cet avatar, capable de converser et de fournir des retours aux employés, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à créer des représentations numériques de personnalités publiques pour des interactions en temps réel.

Des défis techniques et éthiques majeurs

Ce projet soulève plusieurs questions. D’abord, l’empreinte énergétique : les sources internes citées par le FT alertent sur la consommation colossale de ressources, déjà sous tension dans le secteur. Ensuite, les risques liés à l’accès à des avatars sexualisés ou détournés par des tiers malveillants. Enfin, l’efficacité même de cette technologie reste incertaine, Meta ayant déjà échoué par le passé avec des chatbots de célébrités.

Un échec cuisant pour les chatbots de célébrités

En octobre 2023, Meta avait lancé un programme payant pour transformer des stars en chatbots. Résultat : des déclarations controversées attribuées à tort aux personnalités, une mauvaise presse, et un abandon du projet moins d’un an après son lancement. Pourtant, certains avatars ont continué à tenir des propos choquants jusqu’en 2025.

Meta mise tout sur l’IA, malgré les critiques

Ce clone de Zuckerberg n’est pas le seul projet en cours. Une équipe travaille en parallèle sur un « agent CEO » conçu pour accélérer l’accès à l’information pour les employés. Une stratégie qui reflète l’obsession de Meta de rester compétitif dans la course à l’IA, malgré des résultats mitigés.

En janvier, lors d’un appel aux investisseurs, Zuckerberg avait déclaré :

« Meta peut accomplir plus en investissant dans des outils natifs en IA, tout en élevant les contributeurs individuels et en aplatissant les équipes. »

Des licenciements massifs en toile de fond

Cette frénésie autour de l’IA intervient alors que Meta prépare des licenciements massifs, potentiellement touchant 20 % de ses effectifs. Des exercices de « vibe coding » et d’évaluation des compétences en IA sont imposés aux employés, alimentant les craintes de réductions d’effectifs ciblées. Les survivants pourraient bientôt devoir interagir avec un avatar numérique de Zuckerberg pour obtenir des réponses, une perspective qui interroge sur l’avenir du travail chez Meta.

Source : Futurism