Un événement organisé par la Federalist Society de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) a été marqué par de vives protestations mardi 21 avril. James Percival, conseiller juridique du Département de la Sécurité intérieure (DHS), était l’invité principal pour s’exprimer devant les étudiants.

Dès le début de son intervention, des étudiants ont perturbé le discours en hurlant, en sifflant et en activant sans cesse des sonneries de téléphone. Ces actions, destinées à empêcher tout échange, ont été largement relayées par les médias locaux et nationaux, notamment Fox News et le UCLA Daily Bruin.

Des réactions contrastées face à la liberté d'expression

Parmi les intervenants, le professeur Jon Michaels, connu pour ses critiques envers l’administration Trump, a introduit le conférencier. Malgré ses désaccords politiques, il a défendu le principe d’un débat ouvert et respectueux. De même, le professeur Greg McNeal de Pepperdine a posé des questions incisives à Percival, saluant ainsi la tenue du débat.

En revanche, l’administration de l’UCLA a été critiquée pour son inaction. Aucune mesure n’a été prise pour expulser les perturbateurs, malgré les avertissements préalables. Cette passivité rappelle des incidents similaires survenus en 2018 au CUNY Law School, où des protestataires avaient également entravé un événement.

« Comportement véritablement abject et inimaginable aujourd’hui lors de l’événement de la @FedSocUCLA accueillant un avocat du @DHSgov. Des étudiants d’extrême gauche ont répété interrompu l’événement, crié des obscénités, fait retentir leurs téléphones sans cesse et ont finalement quitté la salle pour un rassemblement illégal. »
— Yitzy Frankel, militant conservateur, 21 avril 2026

Des provocations et des accusations infondées

Les protestataires ont dépassé les limites du débat politique en affichant des messages outrageants. L’un d’eux portait une pancarte indiquant : « Quel goût a la bite de Trump ? » Une autre affiche, dirigée contre Matthew Weinberg, président de la section UCLA de la Federalist Society et juif, l’accusait d’inviter des « nazis » sur le campus. Weinberg, qui fait face à des accusations d’antisémitisme dans le cadre d’un litige avec le groupe Students for Justice in Palestine, a été la cible d’insultes ciblées.

D’autres pancartes ont comparé James Percival à Wilhelm Frick, ministre de l’Intérieur nazi, illustrant une tendance récurrente à banaliser l’horreur du nazisme en assimilant ses opposants à ce régime.

Un avenir incertain pour l'UCLA

Les observateurs s’interrogent sur l’évolution de l’UCLA, autrefois réputée pour son pluralisme intellectuel. Des figures comme Eugene Volokh ou Steve Bainbridge ont quitté l’institution ou sont sur le point de prendre leur retraite. Seuls quelques libéraux traditionnels, comme Jon Michaels, résistent encore.

Les événements récents laissent craindre une dérive vers l’intolérance, où la liberté d’expression serait sacrifiée au profit de l’activisme radical. Comme le souligne un observateur, « si cette tendance se poursuit, l’UCLA risque de s’autodétruire ».

Source : Reason