L’annonce d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced, longtemps pressentie par les fans, a été accueillie avec enthousiasme. Pourtant, les premières images de comparaison avant/après n’ont pas réussi à traduire l’ampleur des progrès graphiques réalisés en près de quinze ans.
Une publication récente sur le subreddit dédié à la version remasterisée a changé la donne. Elle propose une comparaison directe entre les deux versions, capturant la même baie avec Edward Kenway dans la même position. Le résultat est frappant : la qualité des éclairages, des shaders et des textures est radicalement différente. Dans l’original, l’eau ressemble à de la boue à distance, tandis que dans le remake, elle arbore des reflets et des couleurs dignes d’un liquide réel.
Cette amélioration ne se limite pas aux détails. Le remake bénéficie d’une distance de rendu accrue, révélant des terres lointaines invisibles dans l’original. Il intègre également un brouillard volumétrique et des nuages plus réalistes, une végétation plus dense et des ombres d’une précision inédite. Si le jeu de 2013 reste un titre remarquable pour son époque, le remake démontre que les capacités graphiques ont progressé de manière exponentielle en seulement treize ans.
Cette comparaison rappelle aussi le potentiel exceptionnel du moteur Anvil, développé par Ubisoft. La fidélité graphique qu’il permet est impressionnante, mais il est regrettable que peu de blockbusters exploitent pleinement ses capacités. Face à l’hégémonie d’Unreal Engine, qui uniformise le style des jeux AAA, Anvil pourrait offrir une alternative visuelle distincte.
Un exemple illustre ce potentiel : For Honor, sorti en 2017, conserve un rendu graphique toujours aussi impressionnant aujourd’hui. Si Black Flag Resynced parvient à confirmer cette qualité, il pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour les productions Ubisoft.