WASHINGTON — Une récente étude menée par Sarah Longwell, éditrice du Bulwark et fondatrice de Longwell Partners, révèle que certains électeurs ayant soutenu Donald Trump lors des élections de 2020 et 2024 remettent désormais en cause la version officielle de l’attaque survenue lors du dîner des correspondents de la Maison-Blanche (WHCD) le 25 avril 2026.

Cette étude, basée sur un groupe de discussion réunissant neuf participants ayant voté pour Trump à deux reprises avant de désapprouver sa présidence, met en lumière une méfiance généralisée envers le récit des autorités. Six des neuf participants estiment que l’attaque, attribuée à Cole Tomas Allen, un enseignant californien, serait en réalité une « opération sous fausse bannière » (psyop).

« Cela n’a aucun sens qu’une personne puisse s’approcher autant de multiples fois du président des États-Unis de cette manière », a déclaré l’un des participants.

Un autre a ajouté : « Moi, je ne peux même pas aller à un match de baseball avec une canette de soda light… ou à un concert sans passer par un détecteur de métaux ou une fouille. »

Un troisième participant a évoqué une motivation politique : « Je sens que c’était une manœuvre pour obtenir sa salle de bal, c’est pour ça qu’il l’a faite. »

Des incohérences perçues et des théories du complot

Contrairement aux théories du complot circulant sur la gauche, ces électeurs s’appuient sur des arguments différents pour remettre en cause le récit officiel. Certains évoquent le nombre élevé d’attaques contre Trump, suggérant que celle-ci ne pouvait être authentique. D’autres citent des scènes de pouvoir impitoyable vues à la télévision, comme dans la série House of Cards sur Netflix, pour justifier leur scepticisme.

D’autres encore se sont concentrés sur les déclarations de la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, qui, avant le discours de Trump lors du WHCD, avait déclaré : « Il y aura des coups de feu ce soir. » Une phrase interprétée comme un message codé par certains participants.

« Je pense que Karoline Leavitt a fait une remarque désinvolte, qui pourrait être totalement fortuite : “Des coups de feu seront tirés ce soir.” C’est comme si on nous narguait, comme si on nous disait : “Regardez ce que nous allons faire.” »

Le rôle central de la salle de bal

La salle de bal, projet phare de Trump, occupe une place centrale dans les discussions du groupe. Certains participants ont rappelé l’influence de l’avocat impitoyable Roy Cohn sur Trump, suggérant que ce dernier n’hésiterait pas à orchestrer un tel événement pour obtenir gain de cause. D’autres ont souligné la rapidité avec laquelle les médias conservateurs ont lié l’attaque à la construction de la salle de bal, renforçant leurs soupçons.

Pourtant, aucune preuve ne soutient ces théories. L’enquête officielle attribue l’attaque à Cole Tomas Allen, sans lien avec une quelconque opération sous fausse bannière ou une manipulation des autorités.

Source : The Bulwark