Les autorités américaines ont confirmé le rapatriement de 18 passagers américains après une épidémie de hantavirus détectée à bord d’un navire de croisière en Antarctique. L’évacuation a eu lieu le 10 mai depuis l’île de Tenerife, en Espagne, où le navire avait fait escale.

Parmi les passagers rapatriés, deux personnes ont été placées en unités de soins intensifs par précaution. L’un d’eux a été testé positif au hantavirus, tandis que l’autre présentait des symptômes légers. Les 16 autres passagers sont soignés dans un centre spécialisé à Omaha, dans le Nebraska, et deux autres à Atlanta, en Géorgie.

L’épidémie a été identifiée après le décès d’un passager de 70 ans, survenu seulement 11 jours après le départ du navire, le m/v Hondius, battant pavillon néerlandais. Depuis, le nombre de cas confirmés s’élève à 11, dont trois décès, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le navire, parti d’Argentine avec environ 150 passagers et membres d’équipage, a été mis en quarantaine après la découverte de l’épidémie. Tous les passagers ont depuis débarqué et sont en cours de rapatriement vers leur pays d’origine.

Un risque de transmission interhumaine limité

Les craintes d’une transmission interhumaine du hantavirus, soulevées par cette épidémie, restent selon les experts largement exagérées. Bien que le virus Andes, présent en Amérique du Sud, puisse se transmettre d’une personne à l’autre, ce cas reste exceptionnel.

Le hantavirus se propage généralement par contact avec les excréments ou l’urine de rongeurs infectés. Le virus peut survivre dans la poussière et être inhalé, provoquant une infection. Cependant, la transmission interhumaine reste rare et nécessite un contact étroit avec une personne malade.

« Nous sommes en réalité dans une situation très maîtrisée. Il n’est pas surprenant de voir plus de cas suspects, car cela signifie que le processus de surveillance fonctionne. Les autorités identifient correctement les personnes malades. »

— Lina Moses, épidémiologiste à l’Université Tulane

Les experts soulignent que le risque de pandémie similaire à celle du COVID-19 est faible. Les mesures de surveillance et de prévention mises en place à bord du navire ont permis de contenir l’épidémie.

Source : Healthline