Une question marketing qui trouve une réponse… tardive

Le film Lee Cronin’s The Mummy promet du frisson surnaturel, mais c’est surtout la disparition de Katie qui a alimenté son marketing. Le long-métrage répond finalement à cette interrogation, mais seulement après deux heures de projection sur les 133 minutes totales. Un choix qui laisse peu de place au mystère pour le spectateur.

Une intrigue égyptienne encombrante

Huit ans après la disparition de leur fille Katie en Égypte, Charlie (Jack Reynor) et Larissa (Laia Costa) la retrouvent prisonnière d’un sarcophage, toujours en vie. De retour aux États-Unis, la famille tente de se reconstruire, mais Katie décline rapidement. Une pourriture mystérieuse s’étend dans leur maison, contaminant les autres enfants et déclenchant un chaos macabre.

Charlie, aidé par la détective Dalia Zaki (May Calamawy), plonge dans les origines du sarcophage. Il découvre que les bandelettes de Katie portent les marques du Nasmaranian, un démon égyptien ancien, destructeur de familles. Zaki remonte jusqu’à Layla Khalil (May Elghety), liée à une secte dirigée par une femme surnommée la Magicienne (Hayat Kamille).

Un rituel aux conséquences terrifiantes

Un enregistrement VHS révèle un rituel effroyable : Katie, ligotée, est placée sur une figure bandée qui lui administre une substance dans la bouche. Selon la Magicienne, ce rituel permet de lier le Nasmaranian à un corps jeune, plus adapté qu’un hôte âgé.

Un film d’horreur sans âme égyptienne

Malgré une abondance de lore et de références égyptiennes, Lee Cronin’s The Mummy donne l’impression que le réalisateur s’en désintéresse. Les scènes en Égypte s’étirent, manquant de rythme. Le Nasmaranian, censé être central, semble relégué au second plan, comme si le film préférait se concentrer sur son aspect gore.

Les performances de May Calamawy et les effets visuels ne suffisent pas à sauver une intrigue égyptienne qui traîne en longueur. Le film, bien que gore, peine à justifier son propos, oscillant entre horreur et folklore sans jamais trouver son équilibre.

Un héritage de Evil Dead Rise ?

Comme dans Evil Dead Rise (2023), Cronin mise sur des scènes de terreur visuelle et des effets sanglants. Pourtant, là où le premier film exploitait une tension narrative cohérente, The Mummy s’égare dans une mythologie égyptienne superflue. Le résultat ? Un film qui oublie son propre mystère au profit d’un gore parfois gratuit.

Verdict : un film d’horreur qui se prend les pieds dans son propre mythe

The Mummy de Lee Cronin offre des moments horrifiques bien réalisés, mais son intrigue égyptienne et son mystère central s’essoufflent. Entre gore et folklore, le film peine à trouver sa voie, laissant le spectateur sur sa faim malgré une réponse tardive à la question qui a fait son marketing.

Source : Den of Geek