Le *Diable s’habille en Prada 2*, long-awaité suite du classique de 2006, a marqué les esprits bien avant sa sortie en salles le 1er mai. Le film, avec Meryl Streep dans le rôle emblématique de Miranda Priestly, plonge la célèbre éditrice de mode dans une crise de relations publiques. Les critiques et les internautes se sont emparés du sujet, créant des memes moqueurs, comme une image de Priestly déguisée en employée de fast-food, accompagnée de la légende : *« Souhaitez-vous des mensonges avec ça ? »*

À première vue, cette illustration semblait tout droit sortie d’un générateur d’images par IA. Pourtant, il s’agissait d’une création humaine. L’artiste numérique Alexis Franklin a révélé sur les réseaux sociaux qu’elle était à l’origine de cette œuvre, commandée par le réalisateur David Frankel. Sur Instagram, elle a partagé un time-lapse de son processus de peinture numérique, accompagnée d’un message : *« Aucun manque de respect envers la reine Meryl, mais c’est le genre de chose que j’aurais pu peindre pendant mon temps libre. Quand on m’a demandé de le faire pour le film, c’était juste du plaisir. »*

Son post a rapidement suscité l’engouement. Sur X (ex-Twitter), elle a également partagé son travail, expliquant que son compte Instagram avait été « inondé de commentaires soulagés » d’apprendre qu’une artiste humaine avait réalisé cette image. *« Je me suis dit que je devrais aussi la publier ici, car je pense que ces entreprises méritent d’être mises en avant quand elles embauchent un artiste »,* a-t-elle ajouté.

« Les gens aspirent à de l’art authentique, pas à de la camelote générée par IA. » — Alexis Franklin

Un hommage à l’art humain qui fait vibrer les réseaux

La publication d’Alexis Franklin a dépassé les 3,7 millions de vues sur X, déclenchant une vague de soutien envers le film. Les internautes ont salué le choix des producteurs de privilégier une création humaine, alors qu’une image générée par IA aurait pu servir le scénario sans effort. *« C’est l’une des meilleures décisions qu’un film ait prises »,* a commenté un utilisateur. *« Ils auraient pu opter pour l’IA, mais ils ont choisi de respecter un standard bien plus élevé. Respect. »*

D’autres ont souligné l’importance de cette démarche dans un contexte où l’IA domine de plus en plus les débats artistiques. *« Les gens veulent de l’art réel, pas de la daube générée par IA. C’est la preuve que des alternatives existent toujours »*, a écrit un internaute. Un troisième a ajouté : *« Il y a une raison pour laquelle ça me déçoit toujours quand les gens pensent que la seule façon de représenter l’IA au cinéma est… d’utiliser l’IA. »*

Une coïncidence qui en dit long

Contrairement aux idées reçues, Alexis Franklin a précisé que les similitudes entre son style et celui de l’IA étaient purement fortuites. Dans une série de messages sur X, elle a expliqué que son approche artistique, bien que numérique, s’inscrivait dans une tradition manuelle, loin des algorithmes. *« Je ne cherche pas à imiter l’IA. Mon travail est ancré dans des techniques traditionnelles, même si je les transpose en version numérique »*, a-t-elle clarifié.

Son intervention a non seulement mis en lumière le talent des artistes humains, mais aussi rappelé que le cinéma peut être un vecteur de messages forts. En choisissant de collaborer avec une créatrice plutôt qu’avec une machine, *Le Diable s’habille en Prada 2* envoie un signal clair : l’authenticité artistique reste irremplaçable.