WASHINGTON — Les sénateurs démocrates se préparent à forcer les républicains à voter sur un milliard de dollars alloué à des mesures de sécurité pour la nouvelle salle de bal de la Maison-Blanche, un projet pharaonique que Donald Trump avait promis financer sur fonds privés.
Cette enveloppe, intégrée au projet de loi de réconciliation de 72 milliards de dollars, vise à renforcer les dispositifs de sécurité « au-dessus et en dessous du sol » dans l’aile Est, tout en interdisant explicitement tout financement des « éléments non sécuritaires ».
« C’est une trahison scandaleuse envers les familles laborieuses qui aspirent à des coûts plus bas, et non à une salle de bal dorée », a dénoncé la sénatrice Patty Murray (D-Wash.), présidente démocrate de la commission des crédits du Sénat.
Les démocrates accusent les républicains de négliger les besoins de la classe moyenne en injectant des milliards dans ce projet, tout en finançant massivement les agences de l’immigration et des frontières. « Les républicains ignorent les priorités des classes moyennes et détournent des fonds vers la salle de bal de Trump », a ajouté le sénateur Jeff Merkley (D-Ore.), président démocrate de la commission du budget.
Le contexte politique
Cette mesure s’inscrit dans un contexte tendu, après l’attentat survenu lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche le mois dernier. À l’époque, certains républicains avaient proposé de couvrir les 400 millions de dollars estimés pour la salle de bal. Lindsey Graham (R-S.C.), président de la commission du budget, avait alors privilégié une approche via le processus budgétaire normal, tout en laissant entendre qu’il pourrait forcer les démocrates à se prononcer publiquement sur le financement d’un lieu sécurisé pour les grands événements présidentiels.
Les défis à venir
Le projet de loi doit désormais survivre au « vote-a-rama » du Sénat, une série de votes rapides qui pourraient le mener jusqu’au bureau du président. Cependant, des craintes persistent quant à une possible intervention de la parlementaire du Sénat, qui pourrait supprimer cette disposition avant même son examen en séance plénière.