Un objectif lunaire reporté à plusieurs reprises

En 2017, l'administration Trump avait annoncé le retour des États-Unis sur la Lune, fixant un premier alunissage pour 2024. Depuis, les retards se sont accumulés, malgré les avancées technologiques et les missions préparatoires comme Artemis 2, qui a fait le tour de la Lune en novembre 2024.

Artemis 3 : une mission réduite à des tests en orbite

En début d'année, la NASA a revu ses ambitions pour Artemis 3, initialement prévue pour un alunissage. Désormais, cette mission se limitera à tester les systèmes d'atterrissage lunaire de SpaceX (Starship) et Blue Origin (Blue Moon) en orbite terrestre. Un changement majeur qui repousse encore le calendrier.

Selon les dernières annonces, Artemis 3 ne pourra pas avoir lieu avant fin 2027, ce qui pourrait compromettre l'objectif d'un alunissage dès 2028 avec Artemis 4.

Des défis techniques et logistiques majeurs

Les deux partenaires, SpaceX et Blue Origin, doivent démontrer leur capacité à effectuer un rendez-vous, un amarrage et des tests d'interopérabilité en orbite. Jared Isaacman, administrateur de la NASA, a confirmé ces retards lors d'une audition devant le sous-comité des crédits de la Chambre des représentants :

« J'ai reçu les réponses des deux fournisseurs, SpaceX et Blue Origin, pour répondre à nos besoins d'un rendez-vous et d'un amarrage en fin 2027, ainsi que des tests d'interopérabilité des deux atterrisseurs avant une tentative d'alunissage en 2028. »

Des atterrisseurs plus puissants, mais plus complexes

Contrairement aux modules lunaires Apollo, les nouveaux systèmes de SpaceX et Blue Origin sont bien plus imposants. Cette complexité pourrait entraîner de nouveaux reports, mais elle ouvre aussi la voie à des missions plus ambitieuses, comme la construction d'une base lunaire.

Isaacman a souligné l'importance de ces innovations :

« C'est cette capacité qui nous permettra non seulement de retourner sur la Lune, mais aussi de construire une base lunaire, d'y déposer une masse importante de manière abordable, et d'envisager d'autres applications pour des fusées réutilisables. »

Un calendrier sous haute tension

Malgré ces avancées, Artemis 3 reste un défi de taille. Les deux entreprises devront prouver leur maîtrise des mécanismes d'amarrage, des commandes de vol en orbite et des systèmes de support vie. Une approche similaire à celle d'Apollo 9, qui avait testé les modules lunaires et de commande en orbite basse.

La NASA et ses partenaires doivent désormais composer avec un calendrier serré, où chaque retard pourrait compromettre l'objectif d'un retour sur la Lune avant la fin de la décennie.

Source : Futurism