Le détroit d'Ormuz reste le théâtre d'une crise majeure, sans issue en vue. Les prix du pétrole ont de nouveau franchi la barre des 110 dollars le baril, un niveau proche des sommets atteints depuis le début de la guerre en Iran. Pourtant, aucune solution concrète ne semble se profiler à l'horizon.

Pendant ce temps, à Washington, l'administration Trump s'engage dans des polémiques internes après l'attaque survenue lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche. Stephen Miller, conseiller clé de Donald Trump, semble avoir disparu de la scène médiatique, contrairement à son rôle central lors d'événements similaires par le passé.

Les réactions de la Maison-Blanche après l'attaque

Dans les heures qui ont suivi l'attaque lors du dîner des correspondants, deux demandes principales ont émergé au sein de l'administration Trump et du Congrès.

D'une part, la construction de la salle de bal de l'aile Est de la Maison-Blanche, un projet longtemps défendu par le président, est devenue une priorité absolue. Malgré les promesses de financement privé, certains républicains au Congrès exigent désormais que des centaines de millions de dollars soient alloués pour sa réalisation.

D'autre part, Donald Trump et son épouse Melania ont vivement réagi aux propos tenus par Jimmy Kimmel lors de son émission. Deux jours avant l'attaque, Kimmel avait plaisanté sur l'apparence de Melania Trump, la qualifiant d'« éclatante comme une veuve en deuil ». Les Trump ont qualifié ces propos de « appel à la violence » et exigé le licenciement immédiat du présentateur. Melania Trump a déclaré :

« Des personnes comme Kimmel ne devraient pas avoir l'opportunité d'entrer chaque soir dans nos foyers pour propager la haine. Il est temps qu'ABC prenne ses responsabilités. »

Stephen Miller, un conseiller introuvable

Alors que la crise dans le détroit d'Ormuz s'aggrave et que les tensions politiques internes s'intensifient, l'absence remarquée de Stephen Miller, conseiller de Donald Trump, interroge. Miller avait joué un rôle central lors d'événements similaires par le passé, notamment après l'assassinat de Charlie Kirk l'année dernière. À l'époque, il avait été omniprésent sur les réseaux sociaux et les chaînes d'information, appelant à une mobilisation générale contre ce qu'il qualifiait de « terrorisme intérieur » de la gauche politique.

Pourtant, cette fois-ci, Miller reste silencieux. Aucune déclaration enflammée, aucun appel à la mobilisation n'a été relayé publiquement. Cette absence contraste fortement avec son attitude passée et soulève des questions sur les stratégies de l'administration Trump face à la crise actuelle.

Une crise géopolitique et des polémiques internes

La situation dans le détroit d'Ormuz, artère vitale pour le transport du pétrole, reste un sujet de préoccupation majeure. Les tensions régionales, exacerbées par les conflits en cours, continuent de peser sur les marchés énergétiques. Pourtant, l'attention médiatique est en partie détournée par les polémiques internes à l'administration Trump.

Alors que les prix du pétrole atteignent des niveaux records, les priorités de l'administration semblent se concentrer sur des querelles politiques et des projets de construction, plutôt que sur des solutions concrètes pour résoudre la crise géopolitique.

Source : The Bulwark