Le président américain Donald Trump a affirmé, mercredi, que les États-Unis et l’Iran avaient mené des « bonnes discussions » au cours des dernières 24 heures. Il s’est dit confiant quant à la possibilité de parvenir à un accord dans les prochains jours.

Le Bureau ovale attend désormais la réponse de l’Iran à un mémorandum d’entente (MOU) d’une page, visant à mettre fin au conflit et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus approfondies. Selon des responsables américains, une réponse de Téhéran est attendue d’ici 24 à 48 heures.

« Nous ne sommes pas loin, mais il n’y a pas encore d’accord », a déclaré un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat.

Cependant, d’autres responsables américains se montrent plus sceptiques quant à la conclusion d’un accord.

Contexte et enjeux

La Maison-Blanche souhaite une percée diplomatique d’ici la fin du voyage officiel de Trump en Chine, prévu pour vendredi prochain. En l’absence d’accord à cette date, le président pourrait envisager de nouveau des frappes militaires.

« Si l’Iran n’accepte pas, les bombardements commenceront. Ils seront, malheureusement, d’une intensité et d’un niveau bien supérieurs à ceux observés précédemment », a écrit Trump sur Truth Social mercredi.

Les termes du mémorandum

Ce mémorandum de 14 points est actuellement négocié entre les émissaires de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, et plusieurs responsables iraniens, directement ou par l’intermédiaire de médiateurs.

Parmi les principales mesures envisagées :

  • L’Iran s’engagerait à suspendre l’enrichissement d’uranium ;
  • Les États-Unis lèveraient leurs sanctions et libéreraient des milliards de dollars de fonds iraniens gelés ;
  • Les deux parties assoupliraient les restrictions concernant le passage dans le détroit d’Ormuz.

Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué mercredi que l’Iran étudiait toujours la proposition et n’avait pas encore transmis sa réponse aux médiateurs pakistanais.

Selon des responsables américains, les échanges avec l’Iran sont ralentis par la nécessité de transmettre chaque message au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui reste en retrait pour des raisons de sécurité.

Optimisme et incertitudes

Malgré un discours globalement optimiste, les déclarations de Trump sur les délais de négociation ont parfois varié.

« Nous traitons avec des personnes qui veulent absolument parvenir à un accord. Nous verrons si elles acceptent. Si elles refusent, elles accepteront peu après », a-t-il déclaré lors d’un événement à la Maison-Blanche.

Interviewé par Bret Baier de Fox News, Trump a estimé qu’un accord pourrait être trouvé « d’ici une semaine ». Plus tard, devant la presse à la Maison-Blanche, il a précisé qu’il n’y avait pas de date butoir.

Des responsables américains avaient déjà affiché un optimisme similaire lors de précédentes phases de négociations, sans aboutir à un accord.

Réactions internationales

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a tenu plusieurs échanges avec Trump et ses conseillers mercredi pour discuter des négociations entre les États-Unis et l’Iran.

« Il y a une coordination totale entre nous, sans surprise. Nos objectifs sont communs, et le plus important est l’élimination de tout le matériel enrichi en Iran, ainsi que le démantèlement de ses capacités d’enrichissement. »

Netanyahu a ajouté que Trump croyait pouvoir y parvenir « d’une manière ou d’une autre », précisant avoir ordonné à l’armée israélienne d’être prête au cas où aucun accord ne serait conclu.

Source : Axios